1er JANVIER 2014, Message pour la Journée mondiale de la paix

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MESSAGES - Le premier message pour la paix du Pape François du 1er janvier 2014, publié ce jeudi, reprend les thèmes centraux du nouveau pontificat: la fraternité, la charité, la solidarité et la miséricorde. Des thèmes indispensables pour rendre le monde meilleur, plus fraternel et surtout favoriser l’avènement de la paix. Le Pape reprend également les appels à la non-violence, à la non-prolifération des armes chimiques et nucléaires lancés par ses prédécesseurs et qui sont d’une actualité criante. La violence des armes mais aussi celle de l’économie et de la finance qui broient des vies. La crise que traverse le monde est protéiforme, souligne François. Elle détruit les liens sociaux, elle bafoue la dignité humaine, elle ignore la transcendance indispensable à l’homme et conforte son égoïsme et son égocentrisme. La crise doit être une occasion pour l’humanité d’épouser le dessein que Dieu souhaite pour elle : une famille fraternelle où l’autre est perçu malgré ses différences comme un frère ou une sœur et où l’entraide régira les rapports sociaux pour contribuer au bien commun.

Le compte-rendu d'Olivier Tosseri

Pas de paix sans fraternité, voilà ce qu’a voulu rappeler le Pape François. Sans cette dimension essentielle de l’homme, aucune société juste, aucune paix solide et durable n’est possible. Le nombre croissant de communications et d’interconnexions a rendu plus que jamais palpable le fait que l’humanité partage un destin commun. Malgré la différence des cultures et des ethnies, l’autre n’est pas un ennemi mais un frère ou une sœur. Et pourtant nos sociétés sont caractérisées pour la plus part par cette « mondialisation de l’indifférence », qui nous fait lentement nous « habituer » à la souffrance de l’autre, en nous fermant sur nous-mêmes. Le monde, souligne François, est sujet dans de nombreuses parties à de graves atteintes aux droits humains fondamentaux, surtout au droit à la vie et à la liberté religieuse.

Aux guerres militaires s’ajoutent des guerres non moins cruelles dans les domaines économiques et financiers. Comme l’a affirmé Benoît XVI, rappelle le Pape, la mondialisation nous rend proches, mais ne nous rend pas frères. A la carence de fraternité s’ajoute l’absence d’une culture de la solidarité. François dénonce sans ambages l’individualisme diffus, le consumérisme matérialiste qui affaiblissent les liens sociaux, qui alimentent cette mentalité du « déchet », qui pousse au mépris et à l’abandon des plus faibles. François se demande alors si les hommes et les femmes de ce monde réussiront à vaincre l’indifférence, l’égoïsme et la haine, à accepter les différences légitimes qui caractérisent les frères et les sœurs ? Pour œuvrer au bien commun de l’humanité, le Pape appelle les plus favorisés à un triple devoir : celui de solidarité, celui de justice sociale et celui de charité universelle. Un tryptique indispensable à la promotion d’un monde plus humain pour tous et à la promotion de la paix.

Texte intégral du message pour la paix 2014

http://fr.radiovaticana.va

Publié: 13/12/2013

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