Israël - Fin de la guerre entre Gaza et Israël: situation et perspectives

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09/09/2014

gazaRÉFLEXIONS - ANS reporte le récit d’un salésien de la Province du Moyen Orient sur la situation entre Palestine et Israël au terme de cette guerre éternelle. La méthode salésienne et le style de Don Bosco, qui se base sur la raison, la religion et l’amour (amorevolezza), font brèche dans le cœur des jeunes arabes, aussi bien chrétiens que musulmans.

La situation

En fin la guerre entre Gaza et Israël est terminée. Elle a duré 50 jours, du 8 juillet au 26 août. Mais celle-ci de 2014 est déjà la troisième éclatée en quelques années, et cela donne à réfléchir. La première en 2008-2009 (27 décembre – 18 janvier) ; la deuxième en 2012 (14-21 novembre). Cette troisième guerre n’a pas seulement été la plus longue, mais aussi la plus sanglante et la plus désastreuse. Gaza compte ses victimes : 2.143 morts, dont 490 enfants et nombreuses femmes, et en plus 11 mille blessés, dont 3 mille enfants.

Les déplacés sont plus de 500 mille, étant donné que plus de 20 mille édifices ont été détruits ou rendus inhabitables. Pour la reconstruction on aura besoin d’environ 4,5 milliards d’euro. Et pour l’aide humanitaire plus immédiate (eau, vivres, médicaments, électricité…) on demande 200 millions d’euro. Israël aussi pleure ses 70 morts, dont 6 civils et un enfant. Pour combattre et intercepter les fusées lancées depuis la bande de Gaza (de la quelle ont été lancés 3.700 fusées) et pour détruire le réseaux de tunnels sous terre, Israël a lancé 3.700 fusées, avec l’opération militaire appelée « Protective Edge » (Protection de la Frontière).

Tout ce sang versé suffira-t-il a calmer les esprits et à conduire les parties adverses vers un dialogue ? Pour le moment, grâce à la médiation égyptienne, on est arrivé à une entente de « cessez le feu » illimitée (à condition que aucune des deux parties ne la brise), avec l’engagement de se retrouver dans un mois autour de la table des conversations et tractations. On mettra sur table les principales requêtes des deux parties : Israël demande la démilitarisation de la Bande ; Gaza demande un port, un aéroport, et une plus grande possibilité de déplacement pour les citoyens.

On a déjà lancé de petites concessions, telle la réouverture du passage vers Israël pour les malades, les commerçants et les palestiniens avec permis spécial ; la réduction de la zone interdite pour les paysans de Gaza, proches de la frontière, et l’élargissement de la zone de pêche dans la mer Méditerranée.

Le Salésiens en Terre Sainte durant la période du dernier conflit

Cinq sont les présences salésiennes SDB en Terre Sainte : 3 en Israël (Jérusalem, Nazareth et Beit Gemal) et deux en Palestine (Bethléem et Cremisan). Quatre les présence des Filles de Marie Auxiliatrice : 2 en Israël (Jérusalem et Nazareth) et 2 en Palestine (Bethléem et Cremisan). A cause de l’éloignement plus ou moins grand qui les séparent du lieu du conflit, toutes les présences n’ont pas subit de dégâts matériels et aucun de leurs destinataires n’a été directement touché.

Certes, tous, qui plus qui moins, ont ressenti de la situation générale, en solidarité avec la population prouvée par le conflit. En particulier, différents groupes de pèlerins ou groupes d’études qui avaient déjà programmé leurs voyages et aussi les contacts avec nous, ils les ont effacés, en considérant l’émergence.

On a prié pour la paix de toutes les manières, étant l’unique arme à notre disposition. Dans nos milieux, tous fréquentés par des arabes , chrétiens et musulmans (les hébreux fréquentent leurs propres institutions), on éduque les jeunes et les éducateurs à l’esprit de paix, dans toutes ses nuances. Ce n’est pas facile, surtout dans de situations comme celles-ci, mais la méthode salésienne et le style de Don Bosco qui se base sur la raison, la religion et l’amour, font brèche dans le cœur des jeunes.

Source: Agenzia Info Salesiana, 03/09/2014

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