A la rencontre du peuple autochtone – Congo Brazzaville

Imprimer

10/07/2014

congo-brazza-2TÉMOIGNAGE - A Ouesso, en pleine forêt équatoriale au Nord du Congo, le rêve de Marie de la Passion de voir ses filles porter la Bonne Nouvelle à ceux qui ne connaissent pas encore le Christ, se réalise dans ce projet d’évangélisation du peuple autochtone. En effet, c’est un peuple vulnérable, et souvent méprisé des Bantous.

 
Ces hommes et ces femmes généralement petits de taille vivent dans la forêt. Ils vivent naturellement de la cueillette et de la chasse. MBALOUMA, un petit village situé à 5 km d’Ouesso, fait partie de nos priorités à cause de sa population en majorité autochtone.
 
Depuis toujours, notre attention a été orientée vers ce peuple et nous y travaillons sur le plan sanitaire et éducatif. L’objectif que nous voulons atteindre dans cette pastorale est celui d’assurer le développement intégral de l’autochtone, et son intégration progressive dans la société.
Bien que le travail réalisé par les sœurs semble être ignoré par certaines familles encore fortement attachées aux pratiques traditionnelles contraires à la foi chrétienne, la communauté d’Ouesso assure cette mission avec joie pour l’humanisation de nos frères autochtones. Comme l’affirme le pape François: «Evangéliser suppose que l’Eglise ait la liberté de sortir d’elle-même. L’Eglise est appelée à sortir d’elle-même pour aller jusqu’aux périphéries, pas seulement aux périphéries géographiques, mais aussi les périphéries existentielles: là où réside le mystère du péché, de la douleur, des injustices, de l’ignorance, du mépris religieux, et de la pensée, où résident toutes les misères». Nous allons vers eux pour exercer notre mission évangélisatrice, dans l’enseignement pour témoigner de la mission du Christ Pauvre parmi les pauvres, selon notre spiritualité franciscaine.
 
Notre message s’adresse tant aux enfants qu’au personnel enseignant. Pour les familles, nous adoptons la pastorale de proximité. La catéchèse se fait avec les moyens audiovisuels, dont les explications sont en langue locale, le lingala, car la plupart d’entre eux ont des difficultés pour comprendre la langue française.
 
Pour réaliser notre mission, nous sollicitons également l’aide des organismes internationaux tel que l’Unicef, qui s’occupent de la population infantile et de la promotion des peuples autochtones. Pour rehausser le niveau des élèves et la pratique du français courant, nous disposons d’une petite bibliothèque qui nous aide à éveiller l’intérêt de tous: enseignants et élèves.
 
Nous administrons également des soins primaires de santé grâce au petit dispensaire situé dans l’enceinte de l’école. Mais un souci demeure: la malnutrition infantile et le paludisme. L’instauration de la cantine scolaire aide les enfants à se nourrir. Ceci a énormément contribué à leur réussite. A travers cette formation, nous voulons leur transmettre les valeurs chrétiennes de vérité, de pardon et de réconciliation pour un monde meilleur.
 
Maria Jimenez, fmm
 
Source: FMM
AddThis Social Bookmark Button