Un regarde poétique sur la mission

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Certains insistent sur « l’annonce explicite de Jésus Christ » ou sur la « visibilité de l’Eglise » ou encore appellent de leurs vœux une « nouvelle évangélisation de l’Europe ».

Dans le sérail, on parle de « pastorale » et d’« apostolat » auprès des « non chrétiens » ou de « combat contre la sécularisation » de sociétés modernes que d’autres qualifient de « post-chrétiennes ». A l’inverse, certains critiquent les excès du mouvement évangélique et pentecôtiste protestant et des communautés charismatiques catholiques, très dynamiques ces dernières années.

Les mêmes reprochent à l’Eglise de Rome son passé d’« arrogance missionnaire » et de « prosélytisme agressif ». Le caractère intrinsèquement « dominateur et exclusif » de toutes les « fois monothéistes » conduirait fatalement à l’intolérance de la grande Inquisition et à la violence des Croisades. Peut-être est-il utile aujourd’hui de se mettre à l’écoute d’un moine poète assassiné en terre étrangère pour approfondir et renouveler la vocation missionnaire de l’Eglise.

Moine en terre étrangère

Né le 11 octobre 1950 à Blois, Christophe Lebreton explique dans une lettre de 1974 qu’il a pensé à la mission dès sa jeunesse : « Il y a eu le petit séminaire où je suis entré librement parce que je voulais devenir prêtre, missionnaire »[1].

Il lui faudra du temps pour répondre à cet appel, mais, en deux temps, Christophe quitte sa famille et sa terre de France pour l’Algérie : il rejoint définitivement Tibhirine le 7 octobre 1987. Ce mouvement vers l’autre « différent » relève de la mission ad gentes, c’est-à-dire d’un certain déracinement culturel et religieux : l’Algérie est en particulier un pays majoritairement musulman. Mais ce dépaysement s’effectue sur le mode particulier du silence monastique : ce sont les villageois de Tibhirine qui ouvriront le dialogue fraternel du voisinage évangélique, avec leurs propres questions. Le 9 juin 1988, Christophe définit sa démarche comme une « visitation d’amitié »[2].

Comme Marie, enceinte du Christ, partant à la rencontre d’Elizabeth, Christophe, habité par le Messie des pauvres, s’en va à la rencontre du petit peuple de Tibhirine. C’est Marie qui partira à la rencontre d’Elizabeth. Etonnamment, c’est Elisabeth qui prendra la parole la première, « remplie de l’Esprit saint » (Lc 1, 39-56). Christophe, se contente, lui aussi, de ce déplacement géographique qui consiste à venir habiter ailleurs, en terre étrangère, sans cacher son identité de moine chrétien mais sans écraser l’autre de sa présence. Un de ses poèmes l’exprime assez clairement :

rien à dire
cœur droit
visage nu
et tendrement
la main


Un mystique débordé par le don de Dieu

Frère Christophe est ordonné prêtre le 1er janvier 1990. Ce jour-là il précise la source, le contenu et la modalité de sa mission : « Je suis plutôt débordé par le Don de Dieu. C’est normal, car Dieu est plus grand que notre cœur ! […] J’ai une seule chose à vous dire, c’est le ‘je t’aime de Jésus’. Nous avons tous besoin de ce ‘je t’aime’ pour vivre. Ce ‘je t’aime’ n’est pas seulement pour nous [chrétiens] mais pour tout le monde. […] Il est pour ce pays qui en a tant besoin, ce cœur de l’Eglise aimant pour nous qui sommes là et pour tous ceux qui nous entourent. »[3]

La moitié des convives sont musulmans : le prêtre catholique, comme tous les baptisés, reçoit un sacrement qui le met au service de tous les hommes, qu’ils soient chrétiens ou non. Christophe écrira qu’il a « conscience d’une mission : celle de devenir frère »[4]. Dès lors tombent les objections d’arrogance missionnaire, de prosélytisme agressif et de sectarisme confessionnel.

A ceux qui dénoncent l’arrogance missionnaire comme consubstantielle au christianisme, Christophe rappelle que le vrai disciple du Christ n’a aucune prétention à la supériorité ni à l’exclusivité. L’authentique témoignage chrétien est une annonce inoffensive et libératrice : « J’ai une seule chose à vous dire, c’est le ‘je t’aime de Jésus’. Nous avons tous besoin de ce ‘je t’aime’ pour vivre. »

La démarche évangélique n’est pas prosélyte, au sens où elle n’impose rien par la force : Jésus est mort sur la croix alors qu’il était le « Dieu tout puissant » ; annoncer l’Amour nécessite de se laisser « désarmer » par l’Amour, qui est douceur, patience, don désintéressé et total de soi, respect absolu de la conscience de l’autre. Les groupes armés qui revendiqueront l’assassinat de Christophe reprocheront aux moines de Tibhirine d’avoir « appelé les musulmans à s’évangéliser. » Aux yeux de leurs ravisseurs, ils n’étaient pas « coupés du monde » et, à ce titre, il était légitime de les tuer[5]. En fait, dès 1988, la communauté de Tibhirine avait donné à ses voisins une salle pour l’éducation religieuse musulmane des enfants du village, dans l’enceinte même du monastère. Ils ne pouvaient donc pas être moins prosélytes !

Nul sectarisme : ouverture totale à l’autre au contraire ! Accueil de ce qu’il y a de juste et de bon dans sa tradition religieuse même ! Suivre le Christ, c’est aimer son prochain jusqu’à « tendre l’autre joue » (Mt 5, 39) lorsqu’il vous agresse. « L’autre joue, c’est tout mon corps »[6] précise Christophe le 25 septembre 1993, « mon plus beau profil […], mon profil d’espérance », ajoute-t-il le 19 juin 1995[7]. Jésus appelle à aimer jusqu’à son « ennemi » : il a montré l’exemple par sa mort sur la croix.

Au total, la « mission » chrétienne a donc pour unique source l’Amour tel que le Christ l’a défini par sa vie rapportée dans les évangiles. Son contenu est aussi l’Amour : « J’ai une seule chose à vous dire, c’est le ‘je t’aime de Jésus’. » Enfin, la modalité de la mission relève de la surabondance et non d’un quelconque devoir ou calcul tactique préprogrammé : « Je suis plutôt débordé par le Don de Dieu » ; l’Eglise est « débordée par l’amour de Jésus. » Le vrai disciple du Christ est rempli de l’Amour de Dieu au point que son cœur déborde « pour tous ceux qui nous entourent. »

Inhabitation, accueil et rencontre

Ce Don reçu, les voisins le découvriront inévitablement au gré des rencontres, mais à leur rythme, entre deux portes, progressivement, à partir de leurs questions, à l’heure imprévisible de Celui qui nous aime et nous attend. Le 18 juin 1995, Christophe décrit cette démarche dans son journal :

Comprendre
la faim de l’autre
et croire que toi
Jésus ressuscité
à partir de ce que je t’apporte
si disproportionné cela soit-il avec l’attente de celui-là
qui au fond a faim d’amour
parole de guérison
toi tu vas répondre
et je serai serviteur du Don
simplement
amoureusement.
[8]

Ce qui compte, pour le disciple du Christ, c’est de « comprendre la faim de l’autre », qui est « faim d’amour ». Alors, « Jésus ressuscité » va « répondre » lui-même à travers celui qui le porte en lui. Comment porter Dieu en soi ? Il suffit d’entendre et d’éprouver ce « je t’aime ». Tout le reste est donné « par surcroît », y compris « l’apostolat », « la mission » ou « l’évangélisation ». C’est la dynamique du Don reçu qui importe. Lui seul oblige, par débordement, à dévoiler l’Auteur de tout amour. « La mission, avant toute annonce, est écoute du Fils, accueil de ton Evangile en moi »[9], écrit Christophe le 25 janvier 1994. Un de ses poèmes résume ce mouvement de l’amour reçu qui finit par déborder tout autour :

Je suis aimé
cette certitude s’impose peu à peu
doucement
avec forc
en moi
et m’oblige au Don
afin que le monde sache
qu’il est aimé
d’Amour.
[10]

Missionnaire dans la faiblesse et l’amitié

Pris en tenaille entre les militaires et les terroristes, Christophe note : « Il nous reste une liberté d’otages : pas celle de s’échapper, mais la liberté de qui va plus loin, brisant l’enfermement des violences. »[11] Quand l’Eglise appartient vraiment au Christ, elle lui ressemble : elle n’est qu’Amour. De ce fait, elle devient, comme Jésus, « otage » de l’Humanité. Sa liberté est donc une « liberté d’otage » qui l’oblige à rejoindre les profondeurs de la Pâque de son Seigneur : mort et résurrection du Serviteur souffrant. Il s’agit d’une mission dans la faiblesse, aux antipodes de la menace prosélyte.

Les mots employés dans certains documents officiels font parfois réagir Christophe. Ainsi, le projet de communication pour un prochain synode africain, intitulé « Une mission pour l’Eglise : promouvoir des relations évangéliques avec les musulmans » lui inspire ce commentaire : « Promoteur, moi ? De valeurs, de produits, d’idées, de système, de morale ? C’est une entreprise vouée à l’échec : la concurrence sur le marché des religions est ici trop déloyale. […] Notre mission d’Evangile : vivre la Bonne Nouvelle de la relation avec les musulmans. […] Toi : porte fruit en nous d’amitié ! »[12]

Christophe n’est donc pas un « promoteur ». Il est avant tout un « ami » : « porte fruit en nous d’amitié ! » Il ajoute : « Ce qui tient, ce qui est plein d’avenir, ce ne sont pas les valeurs chrétiennes que pourraient promouvoir (à nouveaux frais) une institution bien menacée, mais c’est ce petit groupe de femmes et d’hommes reliés à toi. Debout. Quand l’homme est assassiné tout autour et accueillant ton Souffle pour que soit vécue ta relation à tous : ton commandement nouveau. »[13]. A nouveau, la mission est définie comme rayonnement de la Charité : aimer, dans la faiblesse désarmée d’une relation de voisinage, tous les hommes de l’amour même du Christ.

Témoin de l’amour crucifié

Christophe est lucide. Dès son arrivée à Tibhirine, il écrit : « Partons... d’ici ! Des moines en pays ‘non-chrétien’... Pas d’avenir ! »[14]. Curieux missionnaire ! « Partons d’ici ! » est une citation de l’évangile selon saint Jean (Jn 14, 31) qui conclut un premier discours d’adieu. Cette parole (« Levez-vous et partons d’ici ») a pour suite logique l’arrivée au jardin de Gethsémani (Jn 18, 1). Or Tibhirine veut précisément dire « jardin » en langue berbère. Ce potager et ce verger où Christophe aimera beaucoup travailler avec les associés (musulmans) du village sont appelés à devenir lieu de la dernière prière, de l’arrestation et du sacrifice. La mission est donc pascale : il s’agit de suivre le Messie souffrant dans sa Pâques, mystère de mort et de résurrection.

Cette vocation du « Serviteur souffrant » (Is 53) est clairement assumée : huit ans avant son assassinat, Christophe, est capable de dire que des moines en « terre d’islam » n’ont, à vue humaine, « pas d’avenir. » Nul idéalisme ou irénisme ici. Un monastère chrétien en Algérie, république islamique, ne peut être qu’un bouquet de fleurs coupées, car les vocations locales sont rendues impossibles par l’interdiction d’apostasier la foi musulmane que véhicule la tradition (sunna). Deux hadiths rapportent les propos du prophète de l’islam à ce sujet : « Le sang d’un musulman peut être versé pour celui qui s'éloigne de l’islam » ; « Celui qui change de religion, tuez-le ! » Aucun Algérien de la région de Médéa ne s’est jamais risqué à prendre l’habit de novice. Ce sont les monastères européens qui ont toujours pourvu Notre-Dame de l’Atlas en moines.

La communauté de Tibhirine, fondée en 1938 sous le nom officiel de Notre-Dame de l’Atlas, est constituée de moines français. Or la France est l’ancien pays colonisateur : il y a une situation de domination à faire oublier, les blessures de la guerre d’Algérie à panser, une vraie réconciliation et guérison spirituelle à vivre. La question de l’islam ne peut pas être isolée de ce contexte politique qui remonte à l’arrivée des premiers colons européens en 1830. Les voisins du monastère ont toujours été musulmans. Mais depuis l’indépendance de l’Algérie, obtenue en 1962, la communauté est seulement « tolérée » par les autorités algérienne puisque la nation nouvelle a pour religion officielle l’islam, qui soumet chrétiens et juifs (« gens du Livre ») aux contraintes de la dhimma : ils ont droit de cité à certaines conditions. Le monastère de Tibhirine, par exemple, ne peut abriter plus de douze moines, ce qui a conduit la communauté à créer en 1988 un prieuré annexe au Maroc (à Fès, puis à Midelt).

La petite Eglise d’Algérie est un rappel du mystère du Christ et de son Royaume : « levain dans la pâte » (Mt 13, 33). Il n’y a pas besoin de beaucoup de levain, mais il doit être vraiment différent de la pâte et en « relation » avec elle : L’Eglise n’a-t-elle pas tendance à vouloir être « pâte » (c’est-à-dire majoritaire dans le corps social qu’elle habite) ? Au lieu de compter ses « troupes » ne devrait-elle pas s’efforcer de devenir ce qu’elle est appelée à être : « levain », lieu de résurrection pour toute l’Humanité ? A Tibhirine, « Inutile de nous décompter, proteste Christophe le 22 août 1995, Tu me donnes à voir que nous sommes 144 000 et qu’un chant nouveau surgit de ce corps innombrable. »[15] C’est par le sang des martyrs de sa petite Eglise de Rome (Ap 14, 1-5) que le Seigneur a fini par convertir tout un empire. Quand il y a du vrai levain dans la pâte, il y a nécessairement « réaction chimique » coûteuse mais salutaire : « Tôt ou tard, cette Relation à Toi ouvrant un réseau de relations – communion – va se heurter à un totalitarisme religieux qui ne peut que refuser cette liberté, cette ouverture, cette brèche, défiant sa clôture intégriste, son ordre mensonger. »[16]

« Mission : l’histoire vraie de l’Amour crucifié »[17], résume Christophe le 28 janvier 1994.
Car enfin mes amis
il faut qu’entre nous
cela
soit bien clair             je suis à Lui
et sur ses pas je vais
vers ma pleine vérité
pascale
[18]

Poète de la Bonne Nouvelle

Christophe n’est pas seulement missionnaire par son martyre mais aussi par son charisme d’écrivain ; il raconte la présence du Christ à Tibhirine : « Il me semble être embauché : à travers les mots passant par moi, relier ce monde à Toi. »[21] Comme le souligne Robert Scholtus, « la littérature offre l’avantage de prémunir la théologie contre le moralisme qui reste la grande tentation du christianisme : la littérature suspend le jugement éthique ; elle peut ainsi aider à se rendre disponible à la bonne nouvelle de l’Evangile. »[22] De fait, l’Evangile est d’abord un événement ; il doit donc être raconté comme un récit :

C’est toi l’Ami
c’est toi qui frappes
et me demandes          abri
chez moi tu veux dire
une histoire
qui m’arrive.
[23]

L’Abbé Pierre avait raison de rappeler que « les choses ultimes ne peuvent être dites que poétiquement. » Le poème a souvent un caractère épiphanique : en peu de mots, à partir d’événements de la vie ordinaire, il révèle tel ou tel aspect du mystère de la vie, il découvre Dieu et son amour pour les hommes :

par le cœur
entrouvert
on peut
je crois
et j’espère
entre voir Dieu Vivant :
offert
à ce monde
[24]

Missionnaire jusqu’à l’extrême de l’Amour

La parole de Christophe, comme celle de Jésus de Nazareth, fait corps avec ses actes : le Verbe se fait chair. Le moine martyr a vécu ses poèmes comme le Christ Jésus a vécu ses paraboles : jusqu’au sang. En cela, il a écrit une histoire qui nous émeut, nous met en route et nous invite à rencontrer le vrai Dieu dans l’autre qui habite la terre avec nous. Un poème écrit en 1982 résume cette démarche missionnaire. Elle apparaît comme un combat intérieur qui conduit le chrétien jusqu’à l’extrême de ses forces tout autant qu’aux extrémités de la terre. Aux confins du monde visible, dans les profondeurs du monde invisible, à ses amis, proches ou lointains, le missionnaire chrétien dit son dernier mot : « pour gagner le cœur de l’homme, il faut AIMER. »



Au combat d’aujourd’hui
le jour             enrôle
C’est la guerre dernière

jusqu’à l’extrême
il faut tenir
garder le témoignage
et vaincre       par le regard

jusqu’à l’extrême
il faut bénir
offrir l’action de grâce
et vaincre       par la louange

jusqu’à l’extrême
il faut servir
faire la vérité
et vaincre       par l’amitié

pour gagner    le cœur    de    l’homme
il faut

AIMER   .



par Henry Quinson

www.consolata.org

Publié : 09/04/2011

 

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[1] Henry Quinson est membre fondateur de la Fraternité Saint Paul, communauté catholique d’inspiration monastique présente à Marseille et en Algérie. Il a connu Christophe Lebreton au monastère de Tamié, en Savoie, où l’un et l’autre ont vécu plusieurs années. Traducteur du livre de John Kiser, Passion pour l’Algérie : les moines de Tibhirine, Nouvelle Cité, prix des libraires Siloë 2006, il est aussi l’auteur de Prier 15 jours avec Christophe Lebreton, moine, poète, martyr à Tibhirine, Nouvelle Cité, 2007.
[2] Abbé Pierre, avec Frédéric Lenoir, Mon Dieu… pourquoi ?, Plon, 2005.
[3] Cité dans Aime jusqu’au bout du feu, Frère Christophe, moine-martyr de Tibhirine, cent poèmes de vérité et de vie, choisis et présentés par Frère Didier, moine à l’abbaye Notre-Dame de Tamié, Editions Monte-Cristo, 1997, p. 14.
[4] Cité dans John Kiser, Passion pour l’Algérie : les moines de Tibhirine, traduction d’Henry Quinson, Nouvelle Cité, 2006, p. 122.
[5] Cité dans Aime jusqu’au bout du feu, Editions Monte-Cristo, 1997, p. 124.
[6] Communiqué n° 43 du GIA, PPA, p. 329.
[7] Le souffle du don, journal de frère Christophe, moine de Tibhirine, 8 août 1993 - 19 mars 1996, Bayard Editions / Centurion, 1999, p. 26.
[8] Ibid., p. 175.
[9] Ibid., p. 170.
[10] Ibid., p. 50.
[11] Cité dans Aime jusqu’au bout du feu, Editions Monte-Cristo, 1997, p. 7.
[12] Le souffle du don, journal de frère Christophe, moine de Tibhirine, 8 août 1993 - 19 mars 1996, Bayard Editions / Centurion, 1999, p. 75.
[13] Ibid., p. 77.
[14] Ibid., p. 80.
[15] Ibid., p. 183.
[16] Ibid., p. 80.
[17] Ibid., p. 52.
[18] Ibid., p. 108.
[19] Ibid., p. 178.
[20] Lettre à une moniale, 26 janvier 1996, citée dans Aime jusqu’au bout du feu, Editions Monte-Cristo, 1997, p. 95.
[21] Ibid., p. 20.
[22] Robert Scholtus, Petit christianisme d’insolence, Bayard, 2004.
[23] Ibid., p. 17.
[24] Ibid., p. 197.

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