MEXIQUE - L’instruction, seule possibilité pour les fillettes indigènes

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12/03/2014

atdÉDUCATION - C’est autour de la question « Une Europe sociale est-elle encore possible? » que les militants de l’ATD Quart Monde se sont réunis la semaine dernière à Bruxelles. Tentant de répondre à la question de l’Europe sociale, les élus et citoyens ont manifesté leur volonté de voir évoluer une Europe sans grande pauvreté. Ils n’ont pas manqué de dénoncer l’échec de l’Union et des différentes politiques européennes en matière de grande précarité. Depuis l’année 2007, rappelle Marie-Cécile Renoux dans sur le site de La Vie, « les politiques d’austérité n’ont fait que les enfoncer un peu plus dans la pauvreté. »

1 Européen sur 4 vit dans la précarité

En 2012, une étude publiée par Eurostat estimait à 125 millions le nombre d’Européens n’ayant pas accès aux besoins essentiels, à savoir le logement, l’activité professionnelle, l’éducation et la santé. Cette précarité touche près d’un quart de la population européenne. « Il est temps de redonner la parole aux plus pauvres pour que les politiques européennes ne soient pas seulement dictées par la bourse et la finance. Ces personnes ont beaucoup à nous apprendre », confie George de Kerchove, avocat belge et militant d’ATD.

Pour la députée européenne Sylvie Goulard, « l’exclusion des plus pauvres est un gâchis de ressources. » Présidente de l’intergroupe « Extrême pauvreté et droits de l’homme » du comité Quart Monde, Sylvie Goulard s’indigne que tant de cerveaux, de talents, de savoirs « ne puissent en faire bénéficier autrui surtout en période de recherche de croissance, de compétitivité, c’est une perte que l’Europe ne peut s’offrir. » Elle souhaite que les politiques économiques prennent davantage en compte les conséquences qu’elles engendrent sur la plan social. « Il faut que les décisions prises au niveau européen sur le plan économique ne créent ni exclusion, ni pauvreté, ni chômage. Cela doit être un priorité », a-t-elle rajouté.

La misère, « une atteinte aux droits fondamentaux »

Il est vrai que l’impact des actions menées par ATD Quart Monde, des élus et des personnes qui le soutiennent est difficile à mesurer. Toutefois, parmi la masse énorme d’informations qui circulent à l’heure actuelle, ATD Quart Monde tient à faire entendre la voix des plus démunis. « C’est un impératif moral », poursuit la députée avant d’ajouter: « comme le disait Joseph Wrésinski, le fondateur d’ATD Quart Monde: la misère est une atteinte aux droits fondamentaux. »

Au Parlement européen, les participants à la 13e Université populaire Quart Monde européenne se sont prononcés en faveur d’un dialogue permanent entre les citoyens précarisés et les institutions européennes. Les militants exigent en effet que les parties concernées soient en contact permanent, de l’élaboration de lois jusqu’à leur application et leur évaluation.

Source: CathoBel, 10/03/2014

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