Déclaration Universelle des Droits

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JPIC - Le 10 décembre 1948 , L'Assemblée générale des nouvelles Nations Unies adoptait à Paris, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme. Pour la première fois dans l'histoire de l'humanité, un document était promulgué, lequel regardait tous les êtres humains , sans distinction aucune ; pour la première fois, il était décrété qu'il existe des droits dont chaque être humain peut jouir pour la seule raison d'être au monde. On reconnaît que chaque personne, même coupable des plus terribles délits, conserve ses droits et doit être respectée.

Ce document a une importance historique fondamentale : c'est le premier acte international qui énonce de façon universelle les droits qui s'adressent à l'être humain en tant que tel. La Déclaration Universelle des Droits de l'Homme qui représente un texte commun pour tous les Pays en ce qui regarde leurs objectifs et leurs aspirations, est une vision partagée de comment le monde aurait dû devenir selon la communauté internationale d'alors, un monde où la convivialité humaine est possible dans le désir de paix et de respect réciproque.

La Déclaration déclare interdépendants et indivisibles tous les droits humains, reconnaissant dans son préambule, la dignité de tous les membres de la famille humaine comme fondement de la liberté, de la justice et de la paix dans le monde.

 

 

Depuis 1948, la Déclaration Universelle des Droits de l'Homme a été traduite en plus de 3000 langues et dialectes : l'Office des Droits de l'homme de l'Institut a collaboré pour présenter la traduction de la Déclaration en langue Yanomani grâce à nos sœurs présentes sur le territoire vénézuélien. La Déclaration reste un des documents le plus connu et le plus souvent cité au monde sur les droits humains et a été souvent appliqué pour la défense et la promotion des droits des peuples. Ses principes, initialement retenus non juridiquement obligatoires, ont été reconnus au fil des années par la communauté internationale comme lois coutumières, pour lesquelles il n'est pas nécessaire ni la signature, ni la ratification de la part de chaque état parce que ses normes sont reconnues comme ayant force de loi dans le monde entier. Les principes exprimés dans la Déclaration continuent aujourd'hui d'inspirer les législations nationales, sans compter les Constitutions de nombreux Etats ayant obtenus récemment leur indépendance.

A la Déclaration ont suivi le Pacte International des Droits Economiques, Sociaux et Culturel, le Pacte International des Droits Civils et Politiques et le Protocole Facultatif relatif à ce dernier pacte, élaboré par la Commission pour les Droits de l'Homme et tous adoptés à l'unanimité à l'ONU le 16 décembre 1966 et rentrés en vigueur en 1976.

La Déclaration est un texte qui est à la base de la convivialité civile et même si dans son texte on ne parle pas de message évangélique, derrière la proposition des Droits de l'Homme, on perçoit ce que Jésus a vécu, annoncé et témoigné. Toutefois la Déclaration aujourd'hui encore ne trouve pas sa pleine réalisation dans une humanité qui continue à se terroriser elle-même à travers les guerres, l'esclavage, la violence, l'oppression, la xénophobie, la faim, l'analphabétisme, la torture, les discriminations.

Il semble que les droits de l'homme restent aujourd'hui au centre d'un conflit sans fin à cause de leur non application dans beaucoup de pays du monde et pour plusieurs sujets auxquels ils se réfèrent. Le vrai défi pour les années futures reste celui de se battre incessamment en recourant à tous les moyens mis à la disposition et du système ONU, pour voir respectés universellement les Droits de l'Homme et pour obliger les Etats à garantir les libertés fondamentales de l'homme d'aujourd'hui et de demain.

http://www.cgfmanet.org

Publié : 11/12/2012

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