Importance des femmes rurales

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SUD SUDAN/HONDURAS - En 1946, l’ECOSOC, Conseil Economique Social des Nations Unies a établi par sa résolution la Commission Status Women qui aujourd’hui représente l’administration politique mondiale qui s’occupe de la parité des genres et du développement de la femme.

Chaque année, des représentantes des Etats membres se réunissent dans le quartier général des Nations Unis, à New York, pour évaluer les progrès sur la parité des sexes, sur l’identification des défis et pour formuler des politiques concrètes afin de faire avancer la parité des genres et le développement des femmes dans le monde.

La commission se réunit chaque année depuis 1946, et cette année c’est sa 56e session qui se déroulé du 27 février au 9 mars 2012.

Le thème principal de cette édition

Le thème principal de cette édition est: “le renforcement de la femme rurale et son rôle dans l'éradication de la faim et de la pauvreté, les développements et les nouveaux défis”. La question est particulièrement brulante à la lumière des nombreux défis que les femmes rencontrent, y compris les conséquences des effets de l'instabilité économique globale et des changements climatiques, deux éléments qui aggravent la pauvreté et qui augmentent les difficultés auxquelles les femmes rurales sont affrontées.

Malgré les nombreux problèmes les femmes qui s'occupent de la terre restent des expertes dans la connaissance des problèmes et des besoins de la collectivité. Pour cela les femmes ont commencé à s'organiser pour chercher et trouver des solutions pour affronter les défis Grâce à l'aide des organisations humanitaires, elles ont mis ensemble leur détermination et leur capacité d'organisation avec leur connaissance pratique des ressources naturelles et des méthodes agricoles traditionnelles, améliorant la disponibilité de la nourriture, augmentant l'agriculture et réalisant un revenu.

Cet évènement important d'une durée de 10 jours, outre à réunir la plupart des représentantes des Etats Membres de l'ONU, s'adresse aussi à de nombreuses organisations non gouvernementales qui travaillent dans ce domaine, et qui prendront part à des conférences qui se dérouleront parallèlement au Congrès pour apporter leur contribution à cette cause.

A ces évènements parallèles les FMA seront aussi présentes avec une contribution dont le titre est : «Développement des femmes rurales en Honduras et au Sud Soudan, activités caractéristiques, histoires et témoignages de femmes ». L'organisation de cette rencontre est faite par l'IIMA, l'Institut International Maria Auxiliatrice, le VIDES International avec l'appui des Missions salésiennes.

La santé et l’éducation, les grands défis de l’éducation en Honduras

L'Honduras est une république indépendante de l'Amérique Centrale, très pauvre. Les inondations continuelles qui l'ont frappé ces dernières années n'ont fait qu'aggraver une situation économique caractérisée par l'instabilité politique due à de nombreuses guerres civiles qui ont ruiné cette terre depuis 1839, année de l'indépendance. Les Filles de Marie Auxiliatrice ont 8 centres en Honduras et parmi ceux-là, l'un d'eux se trouve à Ojojona et c'est l'expérience d'Ojojona justement qui va être rapportée pendant la conférence.

Nutrition. Cette petite ville est menacée d'inondation et de sècheresse, l'accès aux services de santé est faible et presque inexistant, le manque de nourriture et d'eau potable font des habitants de ce lieu, les plus marginaux du pays. En outre 30% des jeunes qui vivent dans les campagnes d'Ojojona ne vont pas à l'école parce qu'ils font de petits travaux pour gagner de quoi vivre. Dans ce contexte le VIDES International a organisé un programme de nutrition pour soutenir les générations futures ; celui-ci prévoit la participation de 40 mères de famille pour travailler dans les champs de grains et de légumes, afin de donner à manger à leurs propres enfants et à leur famille. Entre autre les femmes sont employées à la préparation des repas de l'école. Puis en fin de semaine les FMA organisent des activités récréatives à l'intérieur pour les enfants qui ont ainsi la possibilité de ne pas sauter les repas n'étant pas à l'école. Quelques femmes ont pu aussi, grâce à un prêt, acquérir une chèvre qui leur permet d'en tirer quelque profit en vendant le lait.

Education. Comme il est très compliqué, dans une situation d'extrême pauvreté, de continuer les études, les FMA ont ouvert un centre d'éducation alternatif pour les jeunes qui ont arrêté leur parcours scolaire. Il s'agit de leçons radiophoniques que les jeunes peuvent écouter à la maison ou sur leur lieu de travail pendant la semaine. En fin de semaine ces jeunes peuvent se rendre au Centre d'études pour avoir des éclaircissements sur les leçons écoutées à la radio. Et tous les trois mois ils passent un examen. Ils sont 430 jeunes qui y participent et le diplôme délivré par l'IHER, Institute of Honduras Education Through Radio , est reconnu par le Ministère de l'Instruction. Les résultats atteints nous montrent que 50% des jeunes réussissent à passer au niveau suivant, La plus grande partie des élèves de Ojojona et des environs a ainsi pu recevoir une instruction jusqu'à la fin des études primaires et 30% des élèves ont trouvé un emploi.

Santé. Un autre problème critique de la communauté d'Ojojona est le système sanitaire. Le SIDA est présent surtout parmi les jeunes et le manque d'eau non polluée provoque beaucoup de problèmes de santé, en plus le peu d'éducation à l'hygiène qu'ils reçoivent augmente les risques d'épidémie. Le VIDES a prévu pour cela des rencontres mensuelles pour parler de la santé avec les familles et avec les jeunes. Puis chaque année un groupe de jeunes volontaires de l'école FMA à Tegucigalpa, organise un Camp Médical où des médecins et des volontaires visitent gratuitement les personnes.

Beaucoup de régions du Honduras sont dans la même situation qu'Ojojona et notre espérance est de pouvoir réussir à atteindre le plus de femmes possibles pour leur offrir des services de ce genre.

 

Aide aux femmes rurales de Wau dans le sud Soudan

Le Sud Soudan est une nation très jeune, qui n'a pas encore accomplie un an de vie, (son indépendance définitive par rapport au Soudan du Nord est du 9 juillet 2011). C'est une terre riche d'eau et de pétrole, mais que des années de guerre ne lui ont permis aucun développement. Là les FMA ont deux centres, l'un à Tonj et l'autre à Wau, c'est de ce dernier que les FMA veulent montrer les bonnes pratiques à la conférence du CSW.

Durant la seconde guerre soudanaise, en 1998, Wau était devenu une base militaire des Forces de Khartoum et ceci a contraint des milliers de personnes à abandonner leur maison et à laisser le pays en proie à la peur. Beaucoup de champs aussi furent détruits dans les combats et de nombreuses femmes restèrent sans travail.

L'IIMA avec le VIDES et la WFP s'occupa de la distribution des produits alimentaires pour 25 000 personnes en les aidant à revenir à la vie normale.

La guerre finie, pour aider les femmes rurales, l'IIMA a commencé un programme de réévaluation qui comportait : des visites porte à porte pour motiver les femmes ; des cours pour les rendre capables de gérer la nourriture et une petite compensation en argent. De petits prêts pour commencer une activité rentable. Aujourd'hui on peut dire que cet engagement a donné ses fruits et il vaut la peine de rappeler que parmi les femmes qui ont pris part aux cours, aujourd'hui il y en a 18 dans trois villages différents qui cultivent et vendent les produits de leur jardin ; 6 qui possèdent un petit restaurant dans la ville voisine, 16 qui font des travaux de broderie, 8 parmi elles gèrent deux magasins de thé et 35 qui cultivent du grain en saison et beaucoup d'autres qui sont engagées dans de multiples travaux.

Santé. Le projet le plus important dans le domaine sanitaire à Wau été la réalisation d'un petit hôpital. A l'arrivée des FMA, en 1984, l'unique hôpital qui survivait était celui de l'Etat qui fonctionnait par moments seulement à cause de la guerre et du manque de personnel. La tuberculose, la lèpre et toutes sortes d'épidémies étaient la cause d'une forte mortalité. En plus les années de guerres avaient laissé des blessures physiques et psychologiques chez les jeunes et chez les femmes. Grâce à l'aide des autorités ecclésiastiques, nous avons pu construire un hôpital qui aujourd'hui comporte de nombreux services et aussi un accueil d'urgence, des vaccinations, la prévention sanitaire à travers les tests de laboratoire, un programme sur la tbc et un programme nutritionnel et autres.

Grâce à l'hôpital et à ses services d'hygiène et de santé, il est possible d'enseigner aux enfants des pratiques de propreté, aussi le nombre de morts par maladie s'est réduit et les nouveaux nés peuvent être nourris de façon adaptée.

www.cgfmanet.org

Publié : 23/03/2012

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