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Le miracle de la vie

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ANGOLA - Ces derniers temps, nous avons tous été surpris, par le biais des médias de lire des nouvelles concernant des nouveau-nés, trouvés vivants, dans des canalisations,   d’abord en Chine et après en Espagne. Ces faits ont ému le monde entier. Beaucoup de questions se posent et beaucoup de débats s’interposent avec ce  phénomène qui nous laisse complément abasourdis et perplexes face à l’acte, mais aussi émerveillés en face de la Vie qui résiste et qui s’accroche. Nous entendons dire très souvent que les bébés sont très résistants et nous pourrions même dire résiliants. Et c’est bien vrai ! Il y a même un dicton en Portugais qui dit: «Ao menino e ao borracho, põe Deus sempre a mão por baixo», ce qui signifie plus ou moins: «Dieu met toujours sa main sur le bébé et le pigeonneau». Eh bien, c’est une de ces histoires que nous allons vous raconter, vécue par nos sœurs de la communauté de Dala, en Angola…

 

A 5h30 d’un beau matin, une jeune femme entend les pleurs d’un bébé dans les latrines de sa maison. Au début, elle pense que c’est un chat et continue ses ablutions. Mais comme les pleurs continuent, elle part à la recherche de son beau-frère pour découvrir ce qui se passe. Ils allument une lanterne et à leur plus grande surprise ils découvrent au fond de la latrine un nouveau-né recouvert de vers, qui pleure et se débat.

Immédiatement, ils courent à la recherche de la police. Arrivés sur place, la police et d’autres volontaires se mettent à creuser sur le côté pour atteindre le bébé qui se trouve à une profondeur de 3 m. Il est plus ou moins 8 h du matin quand, finalement, ils arrivent à creuser un trou assez grand pour faire passer une personne attachée par une corde.

Enfin, après tant d’efforts, le bébé - qui a encore le cordon ombilical attaché au placenta - est sauvé. On le nettoie rapidement et toute une foule émue le conduit à l’hôpital où je suis le seul médecin. Bien que la matinée soit bien pleine pour moi, car il y a beaucoup de malades internes, l’arrivée de cette foule avec le bébé met tout en attente. Tous se concentrent autour du petit: le cordon ombilical est coupé pour le séparer du placenta et les derniers vers qui lui courent encore dessus ou qui sortent de son nez et de ses oreilles sont retirés avec une pince.

Quelle impression j’ai eue quand je l’ai pris dans mes bras et que je l’ai senti trembler de froid, mais VIVANT !!! Après l’avoir complètement nettoyé, on le met sur la balance qui indique 3,300 Kg : un bon poids pour un nouveau-né !

Toute la foule qui avait suivi le bébé à l’hôpital se tenait fidèlement à l’extérieur en attendant les dernières nouvelles. Alors, après l’avoir habillé, je sors avec le bébé pour le montrer… et quelle joie, de tous, en voyant cette petite vie sauvée. Plusieurs femmes s’offrent sur le champ pour prendre soin de lui. «Je peux le garder – me dit un des infirmiers – puisque sa maman ne l’a pas voulu».

On conduit le bébé à la maternité pour qu’on prenne soin de lui, pendant que la police fait son enquête et on choisit une femme entre plusieurs volontaires pour l’allaiter. La police finit par découvrir que la mère est une jeune femme de 20 ans qui niait être enceinte. Après avoir pris plusieurs médicaments, elle a fini par provoquer son accouchement. En voyant que le bébé ne bouge pas, prise de peur, elle le lance dans les latrines de son voisin. On découvre par la suite, qu’elle se trouvait parmi la foule qui suivait le bébé pour voir ce qu’il allait lui arriver. La police la conduite à Saurimo - la capitale de la Province - où elle attend de savoir son verdict. Quant au bébé, il reste à la maternité, soigné par une mère adoptive et par tout le personnel. Je le visite 2 à 3 fois par jour et je surveille de près les médicaments qu’il reçoit afin d’éviter des complications ultérieures.

Pendant qu’on attend la décision du tribunal sur le destin du bébé, notre communauté FMM soutient la mère adoptive en lui fournissant tout ce dont elle a besoin en ce qui concerne l’alimentation et les soins et en la soutenant de toutes les manières possibles. Elle reçoit même l’aide de l’épouse de l’administrateur municipal. Malheureusement, sa famille n’est pas d’accord avec le fait qu’elle allaite ce petit dont les antécédents sont maintenant connus. La vie continue et notre mission au côté des pauvres et des non-protégés est d’une très grande importance.

Que le Dieu de la Vie nous aide à être des signes de vie et d’esperance dans ces situations qui émergent aujourd’hui dans notre monde. Qu’Il éclaire ces jeunes qui ne mesurent pas les conséquences de leurs actes et  que nous, FMM, puissions rendre toujours plus vivant le charisme de Marie de la Passion.

http://www.fmm.org/

Publié: 15/10/2013

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