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Climat : le GIEC tire la sonnette d’alarme

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JUSTICE AND PAIX -Les membres du Groupe d’experts intergouvernemental sur l’évolution du () et des représentants de plus d’une centaine d’Etats sont actuellement réunis à Stockholm (Suède). Ils adoptent, ce vendredi 27 septembre, le cinquième rapport sur l’évolution du climat, et le moins que l’on puisse dire, c’est que les nouvelles sont loin d’être réjouissantes.

 

Reposant sur les contributions de 250 scientifiques et des études déjà publiées, le nouveau rapport du GIEC s’inscrit tout à fait dans la lignée des quatre précédents. Il confirme en particulier la responsabilité de l’homme dans les changements climatiques en cours et revoit à la hausse la montée attendue du niveau de la mer. « On a des données satellitaires extraordinaires, que l’on n’avait pas en 2007, sur la manière dont les calottes glaciaires du Groenland et de l’Antarctique sont déjà aujourd’hui en train de fondre, ce qui, évidemment, ajoute de l’eau aux océans et contribue à faire monter le niveau des mers« , a expliqué Jean-Pascal Van Ypersele, vice-président du GIEC.

Un diagnostic toujours plus inquiétant

Les scientifiques lancent donc un nouvel avertissement. L’évolution actuelle des émissions de CO2 mène les températures de la fin du siècle nettement au-dessus du seuil de 2º au-dessus de la moyenne pré-industrielle. Une situation dans laquelle la machine climatique risque de devenir imprévisible et les impacts du réchauffement très lourds. Ainsi, le GIEC s’attend-il à une augmentation en fréquence et en intensité des événements climatiques extrêmes (vagues de chaleur, fortes pluies, etc.).

« Il est clair que les engagements pris à ce jour sont insuffisants pour atteindre l’objectif des 2ºC« , a expliqué le responsable du climat à l’ONU, Christiana Figueres. Elle salue donc l’initiative lancée par le secrétaire général de l’ONU Ban Ki-moon d’organiser un sommet sur le climat, rassemblant dirigeants politiques et du secteur privé, à New York en septembre 2014, en marge de la prochaine assemblée générale de l’ONU. « Nous pensons que cela contribuera à donner un élan aux négociations » en vue d’un accord international sur le climat en 2015 lors d’une conférence prévue à Paris, a-t-elle souligné.

Faire preuve de plus d’ambition

En Belgique, les organisations environnementales WWF, Bond Beter Leefmilieu (BBL), Inter-Environnement Wallonie (IEW) et Greenpeace, critiquent, dans un communiqué publié ce vendredi, le manque de volonté des gouvernements au moment d’instaurer une véritable politique du climat. « Il est irresponsable d’ignorer les enseignements des scientifiques du climat« , ont-elles déclaré. « Les autorités qui ont validé ce rapport à Stockholm doivent maintenant joindre le geste à la parole et faire preuve de plus d’ambition aussi vite que possible. »

Les associations de protection de l’environnement pointent également le secteur de l’énergie, qui doit, selon elles, jouer un rôle clé. « Les prochaines années seront cruciales pour assurer la transition des combustibles fossiles vers les énergies renouvelables et l’efficacité énergétique« , expliquent-elles. Il n’est malheureusement pas sûr que leur appel soit entendu. Les groupes de pression climatosceptiques sont bien décidés à ne pas déposer les armes. Et dans l’opinion, le réchauffement climatique ne fait pas vraiment partie des préoccupations.

Pascal ANDRE

http://info.catho.be/

Publié: 03/10/2013

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