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Les priorités des Religieuses de l'Assomption

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VIE CONSACRÉE - Sœur Martine Tapsoba, du Burkina Faso, a été élue supérieure générale de la congrégation des Religieuses de l’Assomption, une responsabilité qu’elle assume au seuil de l’Année de la foi et qui met en lumière un charisme très  original pour le IIIe millénaire.

Le chapitre général des Religieuses de l’Assomption qui s’est tenu cet été dans leur maison de Paris a en effet élu, le 17 juillet 2012, comme Supérieure générale de la Congrégation, sœur Martine Tapsoba pour un mandat de six ans.

Leur charisme original allie contemplation et apostolat, vie fraternelle et témoignage dans le monde dans un grand équilibre et dans un grand respect de la personnalité de chaque religieuse.

Sr Martine est la dixième supérieure générale, succédant à sainte Marie-Eugénie de Jésus (1817 - 1898), c'est la première issue d'une communauté africaine, après des supérieures issues d’Europe et d’Amérique (du Nord et du Sud).

Sr Martine, vous êtes élue au seuil de l'année de la foi qui remet le credo au centre de la prière chrétienne: voyez-vous déjà quelles seront les priorités des religieuses de l'Assomption?
Sœur Martine Tapsoba - Notre Congrégation a été fondée sur la foi et le zèle qui ont caractérisé notre Fondatrice, sainte Marie Eugénie. Sa foi a été le socle de toute sa vie et de la mission apostolique de la Congrégation. C’est dans le même esprit que nous avons cheminé en Chapitre Général et que nous sommes arrivées à voter les cinq orientations qui vont nous mobiliser pendant les six années à venir :
*Notre identité contemplative comme une manière d’être dans le monde : un appel à l’approfondir, à la vivre avec plus de plénitude pour revigorer nos vies et les offrir.
*L’écologie et la migration comme une manière d’aimer notre temps : un appel à considérer  l’urgence de ces deux thèmes très liés qui concernent toute l’humanité et qui interrogent plus particulièrement la mission d’éducation qui nous est confiée par l’Eglise.
*La communion commune une manière d’être, d’être en relation et d’agir : un appel à vivre une mondialisation plus humanisée en tirant profit des moyens fabuleux qui sont à notre disposition aujourd’hui
*Le leadership évangélique et sapientiel comme notre manière de favoriser la vie : un appel à vivre, en communauté et dans la mission, un leadership au service de la vie, de la croissance et de l’épanouissement des personnes.
*La dimension économique de nos vies comme chemin vers une plus grande responsabilité et solidarité : cet appel résonne particulièrement dans les situations de crise économique et financière que vit notre monde, il nous invite au réalisme et  à la responsabilité.

L'année de la foi coïncide avec le 50e anniversaire de Vatican II: quels changements les plus importants Vatican II a apportés à votre congrégation?
La Congrégation était en Chapitre, à Rome, au moment de la dernière étape du Concile Vatican II. Les textes sortis de ce Chapitre exprimaient déjà quelque chose de ce nouveau souffle de l’Esprit dans l’Église. Très marquée dès les débuts par son amour de l’Eglise, l’Assomption a accueilli le Concile dans la certitude d’un nouveau commencement dans la vie de l’Eglise, mais aussi dans la vie de foi des croyants. Un nouvel élan apostolique nous a été donné : nous avons alors élargi la tente de notre mission d’éducation pour l’accorder à celle de la mission universelle de l’Eglise. C’est ainsi que nous avons tenu compte des besoins des évêques qui nous ont sollicitées pour participer à l’enracinement de la vie de l’Eglise dans leurs diocèses, tout en restant fidèles à notre mission d’éducation qui se vivait principalement à travers les écoles. Par exemple, dans un pays où nous avions été appelées pour une école, on nous a finalement confié un dispensaire ! Nous essayons de soigner comme des éducatrices, vivant de notre charisme fondateur. Après le Concile, l’ouverture missionnaire a été splendide. Peu à peu, les Eglises locales en ont cueilli les fruits.

Dans la mouvance du renouveau de la vie religieuse, en 1970, nous avons élaboré une nouvelle Règle de Vie centrée sur le Christ, la passion pour son Règne et sur le don de la fraternité. Vécue « ad experimentum » pendant une dizaine d’année, elle a été retravaillée en vue de son approbation par l’Église, en 1982. De réels changements ont ainsi eu lieu dans nos vies, tout cela dans la fidélité à notre grâce fondatrice : nous avons accueilli le défi de vivre notre être contemplatif et apostolique au cœur d’un monde en continuelle évolution, un monde à aimer pour pouvoir le servir. Appel à habiter pleinement dans ce monde qui est notre “maison” alors que nous sommes en même temps habitants de la maison de Dieu. Ce double mouvement s’enracine profondément dans le mystère de l’Incarnation.

Vous êtes enracinées dans la contemplation et pourtant apostoliques et au cœur du monde: comment envisagez-vous une évangélisation "nouvelle"  dans son "ardeur", ses " méthodes" et son "langage", comme le dit Jean-Paul II?
L’Evangélisation est toujours nouvelle, comme l’Evangile l’est aussi. Nous voulons entrer, nous y sommes, dans une nouvelle évangélisation “à notre manière”, c’est à dire, selon notre charisme: à travers l’éducation de toute la personne (intelligence, cœur, volonté) pour qu’elle puisse penser, sentir, aimer et agir selon les critères de l’Evangile. En étant elle-même transformée par ces valeurs, elle pourra travailler à la transformation sociale dans les contextes, les situations changeantes, là où se jouent le présent et l’avenir de la communauté humaine, surtout dans les lieux de pauvreté. Nous mettons une nouvelle ardeur pour trouver les moyens adaptés. Les langages et les méthodes sont toujours à chercher en fonction des cultures. Nous le ferons toujours comme éducatrices et nous sentons que plus que jamais cette vocation est actuelle : c’est une urgence comme le Pape nous l’a dit le jour de la canonisation de Sainte Marie Eugénie de Jésus.

Pour dire la vérité, la réalité de la nouvelle évangélisation n’est pas si nouvelle pour nous. C’est ce que nous vivons depuis toujours, à notre petite mesure. Les Chapitres Généraux des Congrégations religieuses sont justement des moments où se vivent de manière régulière – tous les cinq ou six ans -  une relecture de nos vies et une recherche commune, en vue de nous situer dans le monde et de trouver de nouvelles réponses, ajustées aux temps que nous vivons. Je me réjouis de cette belle initiative du Pape qui convoque un synode sur la nouvelle évangélisation : cela va pousser toute l’Eglise à entrer dans la nouveauté de l’Esprit, toujours à l’œuvre.

 

Sainte Marie Eugénie a été canonisée en 2007: quel a été le fruit pour vous de cette mise en lumière de sa sainteté par l'Eglise?
Le fruit de la canonisation de Mère Marie Eugénie de Jésus continue à se déployer. Elle nous a enseigné l’importance d’un grand attachement à Jésus-Christ pour vivre avec bonheur notre foi, et pour aimer notre monde, œuvre de Dieu et lieu où resplendit sa gloire et sa présence. Nous sommes de plus en plus conscientes que sainte Marie Eugénie de Jésus est un don pour l’Eglise et qu’elle lui appartient. La sainteté est un appel pour chacune de nous et pour tous. Le témoignage de vie de sainte Marie Eugénie nous en a donné le goût ! Pas seulement aux religieuses de l’Assomption, mais aussi à nos amis laïcs, proches et collaborateurs. La canonisation a élargi et consolidé notre Congrégation religieuse, notamment grâce au développement du mouvement laïc dans les différents pays où nous sommes implantées. En « Assomption Ensemble » (laïcs et sœurs), nous voulons, à la suite du Christ et de Sainte Marie Eugénie de Jésus, être des hommes et des femmes contemplatifs et en même temps, des acteurs engagés dans la transformation du monde.

Le pape a indiqué "l'urgence éducative" comme priorité de son diocèse de Rome. Vous êtes sans cesse en contact avec les jeunes de vos institutions: comment vivez-vous cette "urgence"?
D’une certaine manière, « l’urgence éducative » a marqué notre congrégation depuis son origine puisque Marie Eugénie voyait l’éducation comme un moyen de répondre aux appels pressants  de son temps. Marquée par les incohérences de son époque, en particulier celles des classes dirigeantes, elle entrevoyait une société profondément chrétienne où le dévouement l’emporterait sur l’égoïsme, la justice sur les inégalités sociales, la largeur de vue sur l’étroitesse d’esprit. Aujourd’hui, cette même urgence fonde les projets éducatifs des instituts de l’Assomption. Quel que soit le pays où l’Assomption est à l’œuvre, nous essayons de répondre à l’appel urgent de ce monde et de ce temps, qui ont besoin d’hommes et de femmes habités par une profonde espérance et ouverts à la différence, engagés pour la justice et le respect de la Création, témoins de la joie qui naît de la relation avec Dieu, agents de réconciliation et de dialogue. Comme je l’ai dit précédemment, c’est avec des moyens adaptés aux cultures et aux lieux que nous essayons de former des hommes et des femmes de caractère, avec des convictions profondément évangéliques. Il s’agit de considérer la personne dans toutes ses dimensions (spirituelle, affective, intellectuelle, physique) pour réveiller chez les jeunes le désir d’assumer leur histoire et de s’engager avec passion dans le monde qui est le leur. Nous tâchons d’élargir leur intelligence et de leur apprendre à laisser l’Evangile éclairer leur discernement, en développant un sens critique permettant de se démarquer du consensus et de poser des actes qui interpellent nos contemporains. Le leadership, le sens de la responsabilité et la mentalité de projet, la valorisation de chaque personne et de chaque culture sont des axes importants qui viennent renforcer la formation de l’intelligence et de la foi.

Quels enseignements tirer de la foi de vos parents, première générations de chrétiens dans votre famille?
Mes parents sont partis à la recherche de la vie de foi, particulièrement ma mère qui m’a partagé beaucoup de choses à ce sujet. Cette quête est déjà une leçon pour moi : beaucoup de gens qui,  comme moi, ont été baptisés enfants, n’ont pas cette conscience d’une soif qui met en route. On prend ce qu’on vit comme quelque chose de tellement normal que la routine et le manque de motivation ne sont jamais loin. La grâce que j’ai eue, c’est d’avoir eu confiance en ma mère et d’avoir accueilli comme un don, le fait de connaître le Christ, Chemin, Vérité et Vie. Et de fait, cela m’a préparée à vivre plus tard, une expérience du Christ Sauveur et Bon Pasteur.

J’ai compris que la foi est un don à développer ; il faut y travailler, se laisser conduire. La lumière est toujours à chercher, jusqu’à ce qu’elle soit donnée. Il est nécessaire de cultiver le désir de Dieu en nous. Sainte Marie Eugénie écrivait dans une de ses notes intimes : « Je tiens à ma foi comme à quelque chose que j’ai découvert. »

Par mon père, j’ai appris le sens de l’accueil des personnes, sans distinction de races, de cultures ou de pays, etc. Il nous a ouverts à des gens venant de multiples régions du Burkina, à qui il offrait le gîte et le couvert, sans même les connaître vraiment, pourvu qu’ils soient dans le besoin. Il réservait le même accueil aux membres de la famille élargie, de son côté comme du côté de ma mère. Mes parents aimaient partager, même le peu qu’ils avaient, avec le tout-venant. Nous aussi nous avons reçu beaucoup d’aide de la famille élargie et des amis. Je crois que cela m’a donné le goût de l’internationalité et m’a préparée à la vivre.

 

 

Comment naît, au Burkina, la vocation d'une religieuse de l'Assomption? Quels jalons, quels obstacles?
Je pourrais nommer mille choses qui sont à l’origine de ma vocation : les conditions de vie, l’éducation chrétienne en famille, la prière d’une mère qui était reconnaissante pour les enfants que Dieu lui a donnés, la rencontre de témoins de la foi dans les Religieuses qui m’ont enseigné au primaire et plus tard, dans le Secondaire. J’ai été marquée aussi par la vie des Frères des écoles chrétiennes qui ont complété ma formation à l’école secondaire de Bobo-Dioulasso. Je crois que si j’avais été un garçon je serais entrée chez eux !

Les obstacles, il y en a toujours : tout d’abord, le désir de faire comme tout le monde, dans une culture où le fait d’avoir des enfants est très important. Le souci d’aider ses parents, de soutenir ses frères quand on est l’aînée de la famille et que ses parents ne peuvent pas soutenir les études des plus jeunes jusqu’au bout, le goût de la réussite sociale quand les études marchent bien…  « être quelqu’un », comme on dit communément, c’est-à-dire avoir un bon travail, de l’argent, fonder une famille etc.

Sainte Marie Eugénie a été canonisée en 2007: quel a été le fruit pour vous de cette mise en lumière de sa sainteté par l'Eglise?
Le fruit de la canonisation de Mère Marie Eugénie de Jésus continue à se déployer. Elle nous a enseigné l’importance d’un grand attachement à Jésus-Christ pour vivre avec bonheur notre foi, et pour aimer notre monde, œuvre de Dieu et lieu où resplendit sa gloire et sa présence. Nous sommes de plus en plus conscientes que sainte Marie Eugénie de Jésus est un don pour l’Eglise et qu’elle lui appartient. La sainteté est un appel pour chacune de nous et pour tous. Le témoignage de vie de sainte Marie Eugénie nous en a donné le goût ! Pas seulement aux religieuses de l’Assomption, mais aussi à nos amis laïcs, proches et collaborateurs. La canonisation a élargi et consolidé notre Congrégation religieuse, notamment grâce au développement du mouvement laïc dans les différents pays où nous sommes implantées. En « Assomption Ensemble » (laïcs et sœurs), nous voulons, à la suite du Christ et de Sainte Marie Eugénie de Jésus, être des hommes et des femmes contemplatifs et en même temps, des acteurs engagés dans la transformation du monde.

Le pape a indiqué "l'urgence éducative" comme priorité de son diocèse de Rome. Vous êtes sans cesse en contact avec les jeunes de vos institutions: comment vivez-vous cette "urgence"?
D’une certaine manière, « l’urgence éducative » a marqué notre congrégation depuis son origine puisque Marie Eugénie voyait l’éducation comme un moyen de répondre aux appels pressants  de son temps. Marquée par les incohérences de son époque, en particulier celles des classes dirigeantes, elle entrevoyait une société profondément chrétienne où le dévouement l’emporterait sur l’égoïsme, la justice sur les inégalités sociales, la largeur de vue sur l’étroitesse d’esprit. Aujourd’hui, cette même urgence fonde les projets éducatifs des instituts de l’Assomption. Quel que soit le pays où l’Assomption est à l’œuvre, nous essayons de répondre à l’appel urgent de ce monde et de ce temps, qui ont besoin d’hommes et de femmes habités par une profonde espérance et ouverts à la différence, engagés pour la justice et le respect de la Création, témoins de la joie qui naît de la relation avec Dieu, agents de réconciliation et de dialogue. Comme je l’ai dit précédemment, c’est avec des moyens adaptés aux cultures et aux lieux que nous essayons de former des hommes et des femmes de caractère, avec des convictions profondément évangéliques. Il s’agit de considérer la personne dans toutes ses dimensions (spirituelle, affective, intellectuelle, physique) pour réveiller chez les jeunes le désir d’assumer leur histoire et de s’engager avec passion dans le monde qui est le leur. Nous tâchons d’élargir leur intelligence et de leur apprendre à laisser l’Evangile éclairer leur discernement, en développant un sens critique permettant de se démarquer du consensus et de poser des actes qui interpellent nos contemporains. Le leadership, le sens de la responsabilité et la mentalité de projet, la valorisation de chaque personne et de chaque culture sont des axes importants qui viennent renforcer la formation de l’intelligence et de la foi.

Quels enseignements tirer de la foi de vos parents, première générations de chrétiens dans votre famille?
Mes parents sont partis à la recherche de la vie de foi, particulièrement ma mère qui m’a partagé beaucoup de choses à ce sujet. Cette quête est déjà une leçon pour moi : beaucoup de gens qui,  comme moi, ont été baptisés enfants, n’ont pas cette conscience d’une soif qui met en route. On prend ce qu’on vit comme quelque chose de tellement normal que la routine et le manque de motivation ne sont jamais loin. La grâce que j’ai eue, c’est d’avoir eu confiance en ma mère et d’avoir accueilli comme un don, le fait de connaître le Christ, Chemin, Vérité et Vie. Et de fait, cela m’a préparée à vivre plus tard, une expérience du Christ Sauveur et Bon Pasteur.

J’ai compris que la foi est un don à développer ; il faut y travailler, se laisser conduire. La lumière est toujours à chercher, jusqu’à ce qu’elle soit donnée. Il est nécessaire de cultiver le désir de Dieu en nous. Sainte Marie Eugénie écrivait dans une de ses notes intimes : « Je tiens à ma foi comme à quelque chose que j’ai découvert. »

Par mon père, j’ai appris le sens de l’accueil des personnes, sans distinction de races, de cultures ou de pays, etc. Il nous a ouverts à des gens venant de multiples régions du Burkina, à qui il offrait le gîte et le couvert, sans même les connaître vraiment, pourvu qu’ils soient dans le besoin. Il réservait le même accueil aux membres de la famille élargie, de son côté comme du côté de ma mère. Mes parents aimaient partager, même le peu qu’ils avaient, avec le tout-venant. Nous aussi nous avons reçu beaucoup d’aide de la famille élargie et des amis. Je crois que cela m’a donné le goût de l’internationalité et m’a préparée à la vivre.

Comment naît, au Burkina, la vocation d'une religieuse de l'Assomption? Quels jalons, quels obstacles?
Je pourrais nommer mille choses qui sont à l’origine de ma vocation : les conditions de vie, l’éducation chrétienne en famille, la prière d’une mère qui était reconnaissante pour les enfants que Dieu lui a donnés, la rencontre de témoins de la foi dans les Religieuses qui m’ont enseigné au primaire et plus tard, dans le Secondaire. J’ai été marquée aussi par la vie des Frères des écoles chrétiennes qui ont complété ma formation à l’école secondaire de Bobo-Dioulasso. Je crois que si j’avais été un garçon je serais entrée chez eux !

Les obstacles, il y en a toujours : tout d’abord, le désir de faire comme tout le monde, dans une culture où le fait d’avoir des enfants est très important. Le souci d’aider ses parents, de soutenir ses frères quand on est l’aînée de la famille et que ses parents ne peuvent pas soutenir les études des plus jeunes jusqu’au bout, le goût de la réussite sociale quand les études marchent bien…  « être quelqu’un », comme on dit communément, c’est-à-dire avoir un bon travail, de l’argent, fonder une famille etc.

 

http://www.zenit.org

Publié : 05/10/2012

 

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