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ONU: on ne peut «utiliser la science pour répandre la mort», déclare le Saint-Siège

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10/11/2016

800px-Ivan Jurkovic-740x493RÉFLEXIONS - « Utiliser la science pour répandre la mort au lieu de guérir les maladies et atténuer les souffrances est contraire à la dignité humaine », a affirmé Mgr Ivan Jurkovic, dans une intervention à l’ONU contre les armes biologiques.

Le représentant permanent du Saint-Siège auprès de l’Organisation des Nations Unies et d’autres organisations internationales à Genève (Suisse) est intervenu lors de la 8e Conférence d’examen de la Convention sur les armes biologiques (BWC), le 7 novembre 2016. Il a consacré son intervention à l’efficacité de la Convention et « le lien direct entre le désarmement et le développement ».

L’utilisation d’armes biologiques, rappelle Mgr Jurkovic en citant la Convention, « serait contraire à la conscience de l’humanité » : « il ne faudrait épargner aucun effort pour minimiser ce risque ».

Des percées remarquables en sciences de la vie, poursuit-il, « apportent des possibilités positives pour des utilisations pacifiques, pour de nouveaux traitements et remèdes contre les maladies ou pour l’amélioration de l’environnement ; mais les mêmes connaissances et les mêmes équipements peuvent être trop facilement détournés à des fins hostiles ». C’est pourquoi « il est nécessaire de procéder à un examen systématique et périodique de la science et de la technologie en relation avec la Convention sur les armes biologiques si nous voulons éviter que notre Convention devienne inutile ».

À ce propos, le Saint-Siège insiste sur l’importance pour « les États parties » de continuer « de renforcer leurs capacités dans les États parties qui ont besoin d’assistance par le biais de la coopération internationale ». « Les maladies ne respectent pas les frontières, rappelle Mgr Jurkovic, il est donc dans l’intérêt de tous que nos voisins puissent compter sur des systèmes de santé nationaux robustes. À cet égard, le développement est vraiment un autre nom pour la paix et la justice. »

Le  représentant du Saint-Siège demande « des procédures claires pour présenter des demandes d’assistance ou pour répondre à un cas d’utilisation présumée d’armes biologiques ou toxiques ». « Ceci est d’une importance capitale, dit-il, étant donné qu’il n’y a pas de dispositions directes spécifiques pour les victimes de telles attaques. »

Mgr Jurkovic rappelle qu’aujourd’hui la production d’armes biologiques est accessible « à un plus grand nombre d’acteurs, comme en témoigne la croissance de la biologie de bricolage et des laboratoires de garage ». « Aucun État seul ne peut gagner la guerre contre la prolifération des armes biologiques », affirme-t-il. « Les efforts visant à empêcher les acteurs non étatiques d’acquérir, de produire ou d’utiliser des armes chimiques et biologiques exigent une volonté collective et une action conjointe dans les domaines de la sécurité et de la biosécurité. »

À cet égard, Mgr Jurkovic souligne le rôle « crucial » de l’éducation. « Il faudrait élaborer et respecter des codes de conduite et des formations éthiques nationaux », estime-t-il. « Toutes les parties prenantes devraient unir leurs forces : les scientifiques, les universités, les industries, le gouvernement et les organismes internationaux devraient tous se sentir responsables de l’utilisation de la biotechnologie pour promouvoir la vie et un développement humain intégral. »

Avec une traduction de Constance Roques

Source: zenit.org, 08/11/2016

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