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Sud Soudan – « Les vivres manquent. Il a énormément de monde ». Les réfugiés de Juba demandent de l’aide

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18/07/2016

salesiani sud sudanSUD-SOUDAN - Les explosions de violence commencées le 7 juillet près de la capitale du Sud Soudan, Juba, ont pris fin (ou ce n’est peut-être qu’une trêve) depuis minuit du 11 juillet, avec le cessez-le-feu. Depuis le 12 juillet, beaucoup de citoyens étrangers, grâce à l’assistance diplomatique de leurs pays respectifs, ont commencé à quitter le pays. Les routes sont apparemment ouvertes et les véhicules ont repris à circuler dans la ville, qui reste cependant déserte, avec hôpitaux, écoles, établissements industriels, négoces… tout est fermé.

Le P. David Tulimelli, de la mission salésienne de Gumbo, à la périphérie de Juba, s’est hasardé à l’extérieur dans la journée de mardi, parvenant à obtenir, à un prix exorbitant, une petite quantité de provisions.

Le ‘compound’ de la mission est encore envahi par une foule qui oscille entre 3000 et 4000 personnes – sans compter les ‘bébés’ – en grande majorité femmes et enfants. Ceux qui habitent tout près sont rentrés chez eux, même si certains d’entre eux mangent et dorment à la mission, par sécurité.

Ceux qui sont restés à la mission sont les personnes des zones de la ville les plus frappées (Rock City, Muniki, Jebel Kujur, Check Point, Gudele…). Beaucoup d’entre eux avaient essayé de rentrer à leurs maisons, mais ils les ont trouvées détruites ou complétement pillées.

« La mission salésienne de Gumbo essaye de satisfaire les besoins des personnes avec toutes les ressources disponibles et tout le personnel. Toutes les communautés religieuses présentes à la mission (Salésiens, Filles de Marie Auxiliatrice et Sœurs de la Charité de Jésus) se sont unis pour aider les personnes et pour offrir un abri, soins médicaux, services hygiéniques-sanitaires, nourriture et eau. Mais nos ressources commencent à manquer et sous peu nous n’aurons plus rien, à moins que la Divine Providence ou l’assistance internationale viennent à notre aide », explique le salésien CJ Shyjan.

Une femme accueillie à la mission salésienne a témoigné : « Celui qui nous a accueilli ici, nous a donné un endroit où être à l’abri. Mais nous n’avons pas de vivres et nous n’avons même pas le minimum pour dormir : il y a des locaux, mais il n’y a pas de nattes. Les vivres manquent. Il y a énormément de gens. Les classes ne sont pas suffisantes pour tout le monde. Si quelqu’un pouvait nous aider avec des provisions, l’envoi de matériel pour nous couvrir…Nous n’avons pas le nécessaire, par ex. le nécessaire pour cuisiner ».

Le P. Shyjan ajoute : « La mission salésienne de Wau accueille elle aussi environ 5000 personnes, avec les mêmes problèmes d’assistance qui sont les nôtres ».

Source: infoans.org

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