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« Consacrés dans le Cœur de Jésus » - Lettre de P. Enrique Sánchez G. mccj, Supérieur Général

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04/06/2015

combonianos enrique sanchezLETTRE - Les paroles ‘consécration’ et ‘consacrés’, avec tous leurs synonymes, ont la possibilité d’être approfondies et intégrées dans notre vie, d’une manière particulière au cours de cette année destinée à la vie religieuse ou consacrée, dans la mesure où nous prenons un moment pour la réflexion et peut-être encore davantage pour rendre grâce pour ce don.

En même temps, ces paroles risquent de se vider de leur signification et de la richesse dont elles sont porteuses, si nous ne les confrontons pas avec l’expérience de notre vie, si nous ne donnons pas, par notre vie, un sens authentique à ce que nous affirmons par nos mots.

Nous sommes des consacrés. Il suffit de peu pour faire cette affirmation, mais elle n’est plus si évidente quand nous demandons à notre témoignage de vie d’exprimer le contenu de ce qui a été le choix de notre vie.

Il faut dire tout de suite qu’il y a, tout près de nous, des exemples extraordinaires de personnes qui ont fait de la consécration un trésor et dont la vie s’est transformée dans une lumière capable de transpercer les ténèbres les plus sombres; mais aujourd’hui nous avons besoin de nous arrêter et de nous demander comment et combien notre consécration à Dieu définit-elle notre identité et notre action.

Réfléchir sur notre consécration peut devenir une occasion extraordinaire pour nous approprier encore mieux de ce que nous voulons dire quand nous nous reconnaissons comme des personnes consacrées à Dieu pour la mission.

Notre consécration missionnaire

Pour nous aider dans notre réflexion, en particulier à l’occasion de la fête du Cœur de Jésus, j’aimerais partager avec vous quelques pensées qui puissent être des provocations pour nous demander combien et comment sommes-nous en train de vivre notre consécration religieuse et missionnaire.

Le pape François nous a invités à faire un exercice de mémoire, pour reconnaître dans le passé le don de notre appel, de notre charisme, en laissant jaillir de la profondeur de notre cœur la gratitude, l’action de grâce pour ce don. Il nous a recommandé de contempler le présent de notre consécration pour la vivre avec passion, sans calculs, avec l’enthousiasme et la générosité de la première minute, quand dans le silence complice de Dieu nous avons entendu prononcer notre nom et nous avons rêvé d’une mission sans frontières.

Le Pape nous a demandé de regarder le futur avec espérance, ce qui veut dire confiance en Dieu, dans sa proximité, dans la certitude qu’il continue à garder dans son cœur un projet pour l’humanité que personne ne pourra arrêter, parce qu’il est toujours un projet d’amour et l’amour ne s’arrête pas devant les obstacles.

Vivre notre consécration missionnaire de cette manière nous aide à redécouvrir, à faire de nouveau l’expérience de la joie des premiers moments de notre vocation, et à dire avec simplicité: Seigneur, que tu as été grand quand tu as fixé ton regard sur moi! Tu ne pouvais pas nous faire un don plus extraordinaire que celui-ci. Etre missionnaire, c’est le choix le meilleur que tu as pu faire pour moi; merci parce que tu es resté fidèle et parce que ce qui s’est passé il y a beaucoup d’années garde toute sa fraîcheur. Merci pour ce présent missionnaire qui nous défie. Ton appel parfois risque d’être caché par tant d’obstacles que nous trouvons sur notre chemin. Il nous manque ta passion, ton ardeur, ton courage pour ne pas être vaincus par l’indifférence de notre temps, par le consumérisme qui nous entoure, par l’hédonisme superficiel qui nous attaque avec ses pièges qui font grandir l’égoïsme et la superficialité.

Nous avons besoin de passion missionnaire, avant tout pour croire de tout notre cœur, pour te découvrir présent dans notre frère qui souffre, dans notre sœur qui est maltraitée, dans le jeune qui est condamné à vivre sans la possibilité de rêver un avenir digne, pour sortir de nos sécurités et de nos commodités.

Seigneur, il est bon pour nous de reconnaître avec humilité et simplicité qu’il nous manque la passion qui ne craint pas le sacrifice, la renonciation, l’abandon; la passion qui permet de tout quitter pour faire de toi et de ta mission la totalité de notre vie.

Tu nous as donné une vocation qui fait de nous des privilégiés, parce que tu as choisi pour nous, comme lieu de la rencontre avec toi, les plus pauvres, ceux qui sont loin et qui ne comptent pas aux yeux de nos contemporains.”

L’espérance dont nous parlons – dit le Pape – ne se fonde pas sur les chiffres ou sur les œuvres, mais sur Celui en qui nous nous avons mis notre confiance” (2 Tm 1,12).

Et nous voulons vivre dans l’espérance, nous ne pouvons pas ne pas le faire, quand nous avons été témoins de ta fidélité, de ta confiance, de ton attention envers nous. Le demain ne nous fait pas peur parce que nous savons que tu nous as précédé et que tu as préparé un jour qui sera complètement différent de celui que nous aurions voulu construire avec nos forces seulement et avec nos ressources.

Nous n’avons pas peur de diminuer, de mourir, parce que nous sommes convaincus que là où tu es présent, la vie ne peut que gagner et que ce sera toujours toi à écrire l’histoire belle de la mission qui deviendra aussi la nôtre”.

Une consécration dans les petits et les grands détails

Quand on parle de consécration, il me plaît de dire que nous nous référons à une expérience, à une vie que nous vivons dans les petits et les grands détails de notre existence, dans le quotidien de notre action et dans la réalisation d’un rêve que nous portons dans notre cœur comme un idéal qui nous pousse à aller toujours plus loin.

Il me semble beau de dire qu’être consacrés ce n’est rien d’autre qu’accepter avec joie que notre vie est dans les mains de Celui qui nous a fait vivre. C’est accepter que nous sommes propriété du Seigneur, que nous sommes un don de Dieu pour l’humanité ou nous sommes en train de le devenir.

Combien de fois avons-nous entendu dire que le et la consacré/e sont des personnes qui librement ont accepté de renoncer à tout pour permettre à Dieu de réaliser son rêve d’amour pour l’humanité.

Il est beau de penser ainsi, parce que cela nous aide à comprendre que la consécration n’est pas une œuvre qui naît de notre volonté ou de nos capacités, mais qu’elle est une expérience d’une grande liberté, de générosité et surtout d’une profonde docilité.

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