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Autonomisons les filles, mettons un terme aux violences

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29/10/2014

ngcukaJUSTICE ET PAIX - Observée chaque année sur le 11 octobre, cette journée internationale promeut les droits fondamentaux des filles, met en évidence les inégalités de genre qui subsistent entre filles et garçons, et combat les différentes formes de discrimination et d'abus dont souffrent les filles dans le monde entier.

Les filles vont à l’école, aident à faire le ménage, travaillent à l’usine, se font des ami(e)s, prennent soin des membres plus âgés et plus jeunes de la famille et se préparent à assumer les responsabilités de l’âge adulte. Les filles tiennent de nombreux rôles dans la maison, la société et l’économie.

 « Autonomisons les adolescentes: mettons fin au cycle de la violence », c’est le message qu’a lancé la Directrice exécutive d’ONU Femmes, Phumzile Mlambo-Ngcuka, à l’occasion de la Journée internationale de la fille 2014,  qui s’est célébré le 11 octobre  dernier.

À l’occasion de cette Journée internationale de la fille, engageons-nous à bâtir un monde dans lequel les filles peuvent vivre à l’abri de la violence et s’épanouir pleinement, a-t-elle lancé.

La violence envers les filles, sous toutes ses formes, constitue une violation grave des droits de la personne, ancrée dans l’inégalité entre les sexes. Jusqu’à un tiers des adolescentes disent que leur première expérience sexuelle était une relation forcée. Au moins 133 millions de filles et de femmes ont subi des mutilations génitales.

Lorsqu’une adolescente est victime de violence, souvent perpétrée par un proche, peu de choix et de possibilités se présentent à elle. Sans réparation du préjudice subi, les effets de cette violence persisteront tout au long de sa vie, et ils peuvent toucher les générations à venir également.

Chaque jour qui passe voit se marier 39 000 filles de moins de 18 ans, et si la tendance actuelle se poursuit, il y aura 140 millions d’enfants mariées d’ici 2020, a encore dit la directrice d’ONU femmes. Les filles qui se sont mariées très jeunes sont plus vulnérables à la violence conjugale et aux abus sexuels que celles qui se sont mariées plus tard. En outre, les jeunes filles connaissent des complications au cours de la grossesse et de l’accouchement. Ces complications sont parmi les principales causes de décès des jeunes filles âgées de 15 à 19 ans.

En permettant aux filles et aux femmes d’accéder à l’éducation, en veillant à protéger leur santé sexuelle et de la procréation et l’exercice de leurs droits en la matière, ainsi qu’en faisant participer les hommes et les garçons à la promotion de l’égalité des sexes, nous pouvons protéger les filles et les autonomiser. En améliorant les mécanismes judiciaires et les services d’aide, nous pouvons anéantir l’impunité et atténuer les conséquences de la violence pour les survivantes.

Les filles elles-mêmes font partie de la solution. Elles regorgent de talent, de créativité et de potentiel. Cette année, ONU Femmes entame le déploiement d’un programme mondial placé sous la houlette des jeunes, « Des voix opposées à la violence », qui vise à prévenir la violence envers les filles et les jeunes femmes. En partenariat avec l’Association mondiale des guides et des éclaireuses, ce programme d’éducation informelle touchera 800 000 jeunes âgés de 5 à 25 ans vivant dans 12 pays. Et dans de nombreux autres pays, on établira un partenariat avec des jeunes afin de lutter contre les stéréotypes sexistes et les normes qui perpétuent la violence.

Source: Radio Vatican, 18/10/2014

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