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La pensée et l’exemple de Madeleine Delbrêl à cinquante ans de sa mort

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13/10/2014

TÉMOIGNAGE - «J’ai été et je suis restée éblouie par Dieu». Telle est la confidence faite par Madeleine Delbrêl à quelques étudiants trois semaines avant sa mort — le cinquantième anniversaire de sa mort sera célébré le 13 octobre —, alors que sa réputation de sainteté ne cesse de grandir dans le monde. Qui était-elle et que peut-elle apporter à l’Eglise de notre temps?

Au cours d’un congrès théologique international qui — sous l’égide du Conseil pontifical de la culture et la présidence de Mgr Claude Dagens, évêque d’Angoulême — se tiendra les 17 et 18 octobre à l’Institut catholique de Paris, une vingtaine de théologiens et de témoins de sa spiritualité provenant de six pays différents chercheront à répondre à ces questions. Le matériel ne manque pas, étant donnés les douze volumes de ses œuvres complètes déjà disponibles (une vingtaine seront publiés au total) et une nouvelle biographie, « Madeleine Delbrêl, poète, assistante sociale et mystique » publiée par les pères Gilles François, postulateur de la cause de béatification, et Bernard Pitaud (Arny, Bruyères-le-Châtel, Nouvelle Cité, 2014, pagine 320, euro 21) et traduite également en italien, « Madeleine Delbrêl. Biografia di una mistica tra poesia e impegno sociale » (Bologna, Edizioni Dehoniane, 2014, 248 pages, 24 euros).

Responsable de la communication au sein de l’Association des amis de Madeleine Delbrêl, je me demande souvent ce qui m’attire autant en elle dans ma vie de baptisée. L’une de ses amies proches m’a dit: «Son côté profondément artistique est le moins connu; elle était extrêmement créative et sensible à toutes les formes d’art. Mais surtout elle était l’amour».

Le converti — dit-elle en 1950 au cours d’une conférence sur Charles de Foucauld — «est une personne qui découvre la merveilleuse chance qu’est Dieu». Madeleine sait de quoi elle parle quand elle ajoute: «J’ai connu les vertiges de l’absurde dans un monde incohérent; l’inacceptable d’une morale qui n’est pas mystique, la morsure de chaque jour qui n’est qu’un chemin vers la mort. Et dans un monde qui tout d’un coup s’explique, dans une vie morale où chaque expérience est une expression d’amour, au cours des journées qui sont une marche vers l’éternité, explose la certitude de Dieu; non pas du Dieu des philosophes et des sages, mais d’un Dieu vivant qui bouleverse la hiérarchie des valeurs, la notion des joies et qui demande une passion trop grande pour le plus grand des cœurs».

Anne-Marie Viry

Source: osservatoreromano.va, 11/10/2014

 

 

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