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Père Bernard Kinvi, République centrafricaine

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07/10/2014

Father-Bernard-Kinvi 0NOUVELLES 2014 - Le Prix Alison Des Forges décerné par Human Rights Watch salue le courage d’individus qui mettent leur vie en danger pour protéger la dignité et les droits d’autrui. Human Rights Watch collabore avec ces courageux défenseurs des droits humains pour créer un monde dans lequel les personnes puissent vivre sans violence, ni discrimination et oppression.

Le Père Bernard Kinvi est un prêtre qui dirige l’hôpital de la mission catholique à Bossemptele, une ville dans le nord-ouest de la République centrafricaine. Lorsque les violences sectaires ont éclaté dans le pays en 2013, le Père Kinvi a sauvé la vie de centaines de musulmans assiégés dans leur quartier, qu’il a réunis et hébergés dans son église.

La crise a commencé en mars 2013, lorsque les musulmans des forces Séléka ont renversé le gouvernement et déclenché une vague de violences, brûlé de nombreux villages et tué un grand nombre de personnes. En réponse à ces actes, des milices dites « anti-balaka », recrutées par la majorité chrétienne, ont commencé à attaquer des bases de la Séléka ainsi que des minorités musulmanes. Alors que les leaders de la Séléka ont été chassés du pouvoir et forcés de fuir, les civils musulmans ont dû faire face à la colère des forces anti-balaka. De ville en ville, les musulmans ont été attaqués et massacrés, et leurs maisons et mosquées détruites.

L'une des attaques les plus meurtrières a eu lieu à Bossemptele, où les anti-balaka  ont tué plus de 80 musulmans. Le Père Kinvi a passé des journées entières à chercher des survivants musulmans, dont la plupart était des enfants, et les a emmenés à l’église catholique pour qu’ils soient à l’abri des violences. Alors que le conflit battait son plein, il a hébergé des centaines de musulmans dans l’église et ce malgré les nombreuses menaces de mort de la part des anti-balaka.

En mars 2014, des soldats africains de maintien de la paix ont évacué la majorité des musulmans restants de Bossemptele au Cameroun, en plus des quelques 100 000 musulmans ayant déjà fui le pays. Environ 70 personnes, y compris plus d’une dizaine d’enfants handicapés, se sont retrouvés bloqués dans l’église catholique, beaucoup trop faibles pour faire le voyage. Ne se laissant pas décourager, le Père Kinvi a continué de s’occuper des musulmans à sa charge et a réussi à les ramener à leurs proches.

Human Rights Watch honore le Père Bernard Kinvi pour son courage sans faille et son dévouement dans la protection des civils en République centrafricaine.

Source: Human Rights Watch, 19/09/2014

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