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Le jeudi saint du Pape François parmi les porteurs de handicap de don Gnocchi

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17/04/2014

REFLEXIONS -  « A l’occasion du cinquième anniversaire de la béatification de don Carlo Gnocchi, accueillir le Pape François dans l’un des centres de la fondation consacrée au père des « mutilatini » est une occasion de grande fête, un motif d’orgueil joyeux et un encouragement influent pour réfléchir à nouveau sur le sens le plus authentique de son œuvre auprès des personnes les plus fragiles et au service de la vie ». C’est ce que souligne Mgr Angelo Bazzari – troisième successeur du bienheureux don Gnocchi et depuis vingt ans à la tête de l'œuvre – en commentant dans cet entretien accordé à notre journal le choix du Pape de célébrer la messe in Cena Domini du jeudi saint au centre Santa Maria della Provvidenza, de la fondation don Gnocchi, à Rome.

Comment est née l’idée d’inviter le Pape à renouveler le geste du lavement des pieds dans l’une de vos structures?

Nous avons pensé écrire au Pape après que, en la même occasion du jeudi saint de l’an dernier, il s’était rendu pour célébrer la Messe avec le lavement des pieds dans la prison pour mineurs de Casal del Marmo. Nous lui avons proposé de visiter l’un des lieux dans lesquels la vie se révèle dans toute sa fragilité et toute sa vulnérabilité. Puis, il y a quelques mois, j’ai eu l’occasion d’avoir une très brève rencontre avec lui au cours d’une audience place Saint-Pierre et je lui ai répété l’invitation. Il m’a regardé intensément et m’a répondu: « Pourquoi pas? Pensons-y... ». Et à présent le voilà parmi nous.

Tous les chrétiens sont appelés à prendre soin des plus fragiles de la terre, a écrit le Pape François dans l’exhortation apostolique Evangelii gaudium.

Et don Gnocchi est allé même au-delà de cette œuvre pourtant louable et providentielle d’assistance et de soin. Il a rêvé et œuvré pour restaurer la personne humaine, pour « refaire l’homme blessé et dénudé par la douleur », à travers une œuvre de réhabilitation capable d’utiliser au mieux le savoir scientifique et les moyens technologiques les plus avancés de son époque, en tenant le regard fixé sur la source de ce caractère absolu et sacré de l’homme.

Le geste de François servira-t-il à renforcer cette espérance que vous vous efforcez d’apporter à vos assistés?

Laver les pieds représente le geste simple et convaincant d’une Eglise appelée depuis toujours à se revêtir du « tablier du service » en prêtant attention et en continuant à se faire proche des anciennes et nouvelles formes de pauvreté et de fragilité – non seulement par philanthropie, mais par amour évangélique – dans lequel nous sommes appelés à reconnaître le Christ souffrant; même si cela, comme l’a écrit François, « apparemment ne nous apporte aucun avantage tangible et immédiat ». C’est une tendre caresse du Pape au monde de la souffrance et un geste de miséricorde évangélique qui aide à rappeler que le degré de civilisation d’une société doit être mesuré selon sa capacité de marcher au rythme de marche des derniers et des plus faibles. Tel est l’héritage de don Gnocchi, que les plus de cinquante mille membres de la fondation s’efforcent de conserver précieusement et de décliner avec fidélité et cohérence chaque jour, dans leur engagement compétent et passionné de service et de promotion de la vie des dix mille personnes qui chaque jour, accèdent à nos centres en venant y chercher santé, solidarité et compassion.

Mario Ponzi

Source: osservatoreromano.va, 12/04/2014

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