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"Entre le Port et l’horizon" : L`éducation en recherche d’un nouvel horizon

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03/03/2014

genovaÉDUCATION - Du 10 au 13 février 2014 s’est déroulé à Gênes le XIIe Congrès de Pastorale des Jeunes organisé par le Service National pour la PJ de la Conférence Episcopale Italienne (CEI). Les participants étaient environ 550 en provenance de tous les diocèses d’Italie ; Il y avait beaucoup de prêtres, de jeunes et un bon nombre de religieuses de diverses congrégations, parmi lesquelles les FMA, les Conseillères provinciales de l’Office pour la pastorale des jeunes des 7 provinces d’Italie. Le Congrès avait comme titre : « Entre le Port et l’Horizon, les directions du soin éducatif dans la communauté chrétienne ». Le Congrès s’insère dans le chemin pastoral de l’Eglise italienne : Orientations pastorales 2010-2020 « Eduquer à la vie bonne de l’Evangile »

A l’ouverture le salut du Cardinal Bagnasco, président de la CEI, qui s’inspirant de la pensée de Romano Guardini a rappelé qu’éduquer signifie donner à la personne le courage envers soi-même, la soutenant dans la conquête de sa propre liberté, l’aidant à trouver sa route vers Dieu. « Votre devoir n’est pas d’organiser des rencontres, dit-il, mais d’aider les autres à grandir comme personne et comme chrétien ». Le rapport d’introduction a été présenté par Mgr Franco Giulio Brambilla, Evêque de Novara, son titre est « Entre le port et l’horizon : l’aventure ! ». « Le prendre soin éducatif, a-t-il affirmé n’est pas seulement l’habilitation au savoir faire, il n’est pas non plus seulement la garde du savoir être. Plus précisément on doit dire que c’est le soin du savoir vivre. Voilà donc, que le réveil du désir et l’élan de l’aventure sont en tension réciproque dans le prendre soin éducatif du savoir vivre ». Il suggéra cinq passages : la question cruciale de l’identité personnelle ; le prendre soin éducatif comme don, donation et donataire ; la figure témoin des éducateurs. Il conclut en disant : « L’éducateur comme maître de vie », ne peut jamais cesser d’être un « témoin » de la vie et pour la vie. L’Evangile ne se rencontre pas à l’état pur mais dans un visage et une histoire, à condition que ces visages et ces histoires de vie disent Lui et non eux-mêmes. Le défi éducatif a besoin de maître qui soient des témoins !».

Mardi 11 février le professeur Nando Pagnoncelli et Pierpaolo Triani ont présenté les résultats d’une recherche sur les jeunes réalisée par l’Institut Toniolo en collaboration avec l’Université catholique et la Fondation Cariplo. Ce rapport relève que les jeunes présentent des niveaux d’instruction plus élevé par rapport au reste de la population, ils se servent d’internet tous les jours et pensent que les nouvelles technologies améliorent l’information  et la conscience, ils ont peu confiance aux institutions politiques, ils croient à leurs capacités mais considèrent leur avenir très incertain, ils ont une grande capacité d’adaptation aux conditions d’occupation qu’ils rencontrent et pour laquelle la moitié d’entre eux sont satisfaits. Toutefois il convient d’offrir aux jeunes la possibilité d’être heureux, de vivre avec responsabilité, de découvrir leur propre vocation, de travailler et de construire une famille.

Mercredi 12 février ce fut une journée un peu salésienne, la première intervention de don Rossano Sala, SDB, qui a fait une conférence sur : « Lumière et force pour le chemin. Stratégie, style et qualité pour une relance de la pastorale des jeunes ». « C’est fondamentale, dit don Sala – la “coresponsabilité”, de manière que la Pastorale des jeunes ne soit jamais une « proposition passive”. « Tu me donnes un coup de main ? » C’était l’astuce que don Bosco avait pour entrer en relation avec ses jeunes et ainsi « nous sommes appelés à faire réellement participer les jeune avec lesquels nous voulons vivre l’expérience de l’Evangile ». Puis ce fut le tour de don Domenico Ricca, SDB, aumônier de la prison des mineurs Ferrante Aporti de Turin, qui affirma : “L’éducateur doit être avec eux et ne pas rester en dehors du terrain où se joue la partie ». Dans l’éducateur le jeune cherche l’homme capable de se mettre à côté de lui, plus attentif à sa personne qu’aux exigences génériques de l’éducation". Puis suivit le témoignage de sr. Caroline Lavazzo, collaboratrice directe du Père Pino Puglisi et responsable du Centre « Padre Nosro » à Brancaccio de Palerme, qui confirma la nécessité de parier encore sur les jeunes et conclut ainsi : « Padre Pino dit qu’avec les jeunes il faut viser à mille, parce que si tu vises à 100, le jeune te donne 10, alors vise non à 10, ni à 100, mais à mille pour obtenir 100 de la part du jeune ».

A la fin des travaux, don Michele Falabretti, responsable du Service National de la Pastorale des jeunes a terminé ainsi : “Le Congrès de Gènes a essayé d’ouvrir les yeux sur le fait que la partie de la vie, pour chacun, se joue dans le quotidien. Et ce quotidien, au moins en Italie, ne se situe pas dans un seul endroit : pour certains c’est la rue, pour d’autres c’est une maison avec une belle cour. Mais peu importe le lieu, comme il est et qu’il soit organisé. Ce qui importe à celui qui l’habite, ce qui importe c’est qu’il y ait des éducateurs qui aient un cœur qui batte vraiment et qui pour leurs jeunes soient prêts à donner la vie ! ».

 

Source: Filles de Marie-Auxiliatrice, 20/2/2014

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