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Le dernier message du Recteur Majeur aux jeunes du MSJ 2014

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07/02/2014

pchavezMESSAGES - Mes bien chers Jeunes,

Je ne vous cache pas mon émotion en vous adressant ce dernier message en tant que Recteur Majeur. Je souhaite que mes paroles touchent votre cœur  pour vous dire que je vous ai toujours aimés et que je vous aimerai toujours. Vous êtes au cœur de ma vie, de ma prière et de mon travail. Vous êtes ma joie et la source de mon inspiration et de mon espérance pour le présent et l’avenir que le Seigneur me réserve.
Merci pour l'affection que vous m'avez toujours témoignée, pour vos prières qui m'ont soutenu dans les moments difficiles de mon service délicat. En ce moment, je vois vos visages illuminés par la joie de vivre et de croire, mais aussi préoccupés par l’incertitude de votre avenir. J'ai partagé les espérances  et les souffrances que je lisais dans vos yeux. Pendant ces douze années de mon beau métier de Successeur de Don Bosco, nous avons vécu ensemble des moments inoubliables, comme les Journées Mondiales de la Jeunesse à Sydney, Madrid, Rio de Janeiro ; les différentes Rencontres du MSJ des Provinces Salésiennes ; les « Confronto » et les « Campo-Bosco » au Colle Don Bosco ou ailleurs. Ce furent des temps forts de l'Esprit, des expériences de communion et de Spiritualité Salésienne, des moments de partage et de vie fraternelle qui nous ont fait grandir dans l'amour pour Jésus, l'Église, et Don Bosco.
Merci, chers Jeunes, pour votre présence reflétant l'amour de Dieu, pour la fraîcheur et l'enthousiasme que vous avez communiqués lors de ces rassemblements, pour la joie que vous avez donnée à mon cœur. Avec un cœur de  père, je continuerai à vous aimer ; c’est pourquoi je veux vous inviter à envisager votre avenir avec espérance. Dieu ne nous abandonne pas et nous donne de grands signes de son amour.


Le Pape François, signe de l’amour de Dieu pour son Église

C’est à la grande joie et stupeur de beaucoup que nous assistons aujourd'hui à l'annonce d'un nouveau printemps pour l'Église et pour le monde lui-même. Les prophètes de malheur qui décrétaient l'hiver de l'Église feraient bien, une fois de plus, d’y réfléchir à deux fois. Ce nouveau souffle de printemps, don de l'Esprit Saint, a un visage et un cœur : ceux du Pape François. Sa manière de se présenter, humble, simple et souriante, révèle sa vie intérieure. C’est un homme intensément unifié autour d’un point central où se concentrent ses gestes, ses attitudes et sa pensée : le Seigneur Jésus, toujours perçu comme la Parole du Dieu de la bonté, de la tendresse et de la miséricorde.

On est fortement frappé par la figure de ce Pape si doux et, en même temps, un véritable roc, solidement ancré à un point où convergent toute sa force morale ainsi que sa liberté d'agir et de parler avec un souffle prophétique éclairant. Le point qui unifie et où se focalise toute sa personne est, à la fois, un grand rêve et un projet de grande échelle.

Quel est ce rêve qui a séduit le Pape François, et qui attire et fascine tant de jeunes ? C'est une Église libérée de la mondanité spirituelle, libérée de la tentation de s’enfermer dans son cadre institutionnel, libérée de la tendance à l’embourgeoisement et au repliement sur elle-même, libérée surtout du cléricalisme et du machisme. Une Église incarnée dans ce monde et qui resplendit dans les plus pauvres et les souffrants. Une maison ouverte pour toute l’humanité. Dans son cœur, il y a le grand désir d’une Église accueillante à tous, au-delà des différences de cultures, de races, de traditions et de croyances. Une Église qui sorte dans les rues pour évangéliser et servir, qui rejoigne les périphéries géographiques, culturelles et existentielles. Une Église pauvre, qui privilégie les pauvres, devenant leur voix, pour dépasser l'indifférence égoïste de ceux qui possèdent davantage et ne savent pas partager. Une Église qui accorde l’attention et l’importance qui se doivent aux femmes, sans qui elle court elle-même le risque d’être stérile.

Le Pape François vit avec une authentique passion pour ce rêve qu’il porte en son cœur ; et il veut que tous les croyants, mais en particulier les jeunes, vivent avec la même intensité son élan missionnaire. Vous, les jeunes, êtes les protagonistes essentiels et déterminants de ce nouveau printemps. Pour sortir d'une culture de «rejet» qui vous marginalise et vous paralyse en vous laissant sans avenir, vous devez allumer dans votre cœur le «feu» d'une nouvelle passion pour investir vos énergies et votre vie elle-même ; il s’agit de s’engager pour des causes nobles, positives et de grande valeur morale, pour lesquelles il vaille la peine de dépenser sa vie. C’est le Pape François qui vous le demande, c’est Don Bosco qui vous le demande, c’est moi qui vous le demande dans ce dernier message, comme un testament spirituel à conserver jalousement dans votre cœur et à réaliser dans votre vie.

Votre jeunesse, un don à faire aux autres


Toutes ces dernières années, je vous ai invité à accueillir votre jeunesse comme le don le plus précieux, et à orienter votre vie dans un projet de vocation. J'ai lu sur les nombreux visages que j'ai rencontrés la recherche et le grand désir de bonheur qui s’exprimaient à travers la joie et la fête. La foi chrétienne est la réponse à votre désir, parce qu’elle est l’annonce d’un bonheur radical, la promesse et le don d’une  « vie éternelle ».
Puiser dans la spiritualité salésienne, c’est pénétrer dans le cœur même de Don Bosco pour qui engagement et joie vont de pair, sainteté et bonheur sont un binôme indissociable. Dès le début de mon ministère, je vous ai proposé un chemin de sainteté simple, joyeuse et sereine. La Spiritualité Salésienne des Jeunes veut vous amener à la rencontre avec Jésus-Christ pour établir avec Lui une relation d'amitié et de confiance. Je vous ai toujours indiqué l'Église comme le lieu choisi et offert par le Christ pour le rencontrer et écouter sa Parole. Seule sa présence discrète vous pousse à éduquer, dans la liberté, votre esprit, votre cœur et votre volonté. Juste un petit signe de confiance lui suffit pour qu’il vous dise avec beaucoup de tendresse : « Venez et restez avec moi, vous qui avez faim et soif de bonheur et de vraies bonnes choses qui font grandir la vie. Venez, vous qui êtes fatigués, découragés, déprimés. Venez, vous qui souffrez dans votre corps, dans votre esprit, dans le plus profond de votre coeur. »
Écoutez, chers Jeunes, ses paroles qui pénètrent lentement en vous et qui vous consolent. Dans l'Eucharistie, elles deviennent le sang qui vous donne une nouvelle vie, la chair de votre chair. C'est une nouvelle vie qui se nourrit de prière, de communion et d’esprit de service. C'est une nouvelle vie, perçue et vécue comme vocation, comme mission, comme dévouement fidèle et disponibilité totale envers les autres. Écouter le cri du coeur du Pape François à toute l'Église : « Sortons, sortons pour offrir à tous la vie de Jésus-Christ ! » Comment résister à cet appel ? C'est un appel qui a toute l'intensité et la passion du « Da mihi animas » de Don Bosco. Votre jeune générosité ne peut que tressaillir et se laisser stimuler par ce cri qui vous fait abandonner une foi timide, paralysée par la peur et peu encline à faire de vous des témoins.
Vous êtes appelés à vivre une foi qui se manifeste comme prophétie, comme certitude d'être aimés par Dieu jusqu’à mettre en Lui seul toute votre assurance. En son nom, vous pouvez prendre tous les risques, sans vous laisser intimider par rien ni personne, sans vous  laisser influencer par d'autres visions du monde, sans vous contenter d'une vie médiocre.
Le Pape François vous invite, vous, les jeunes, à aller sans crainte servir le monde et l'enrichir du don du Christ et de l'Évangile. C’est à vous qu’il confie sa conviction qu’il est vraiment possible de changer le monde, parce que Jésus Ressuscité est avec nous, tous les jours, jusqu'à la fin des temps, et fait toutes choses nouvelles : « Une foi authentique […] implique toujours un profond désir de changer le monde, de transmettre des valeurs, de laisser quelque chose de meilleur après notre passage sur la terre. » (Evangelii Gaudium, 183).
Mes bien chers Jeunes,
En prenant congé de vous, je vous transmets ces paroles qui jaillissent de mon cœur de père. Je vous ai toujours aimés et continuerai à le faire, en me souvenant de vous tous les jours auprès de Jésus, mon Ami et votre Ami. Et je fais miennes ces paroles de notre bien-aimé Don Bosco : « Ma vie, jusqu'à mon dernier souffle, sera pour vous, mes chers jeunes ». Je vous demande aussi de prier pour moi, afin que je puisse continuer à servir l'Église et la Famille Salésienne avec fidélité et amour.
Je vous confie à Marie, notre secours, modèle de sainteté vécue avec cohérence et plénitude, étoile de la nouvelle évangélisation. Qu’elle vous accompagne toujours de sa tendresse maternelle à chaque instant de votre vie. Qu’elle vous aide à donner un beau témoignage de communion, d’esprit de service, de foi ardente et généreuse, de justice et d'amour envers les pauvres, pour que la joie de l'Évangile parvienne à tous les jeunes et qu’aucune  périphérie ne soit privée de sa lumière.

Toujours vôtre,

D. Pascual Chávez V.,SDB
Rettor Maggiore

Source: Salésien de Don Bosco 31/01/2014

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