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Je voudrais embrasser le monde - Slovénie

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06/02/2014

1TÉIMOGNAGE - Sœur Teresa Cachot, fmm, est une jeune madrilène qui a entendu un jour l’appel du Seigneur et… «laissant tout, le suivit». Sa disponibilité la conduisit dans un pays de l’Europe de l’Est et c’est de là qu’elle nous envoie son témoignage, frais et joyeux.                                            

Je suis Teresa, Franciscaine Missionnaire de Marie, une madrilène qui voudrait embrasser le monde entier. Depuis plus de seize ans je suis en Slovénie, actuellement à Ljubljana, la capitale. Beaucoup de gens confondent la Slovénie et la Slovaquie, l’Estonie et la Slavonie – qui est une région de la Croatie – j’espère que vous savez la situer sur la carte. 70% du territoire de la Slovénie est recouvert de forêts qui, comme les montagnes, les prairies, la mer et les grottes, sont d’une grande beauté.        

La communauté à laquelle j’appartiens se compose de six sœurs: deux slovènes, une polonaise, une croate, une bosniaque et moi-même. Le fait de vivre jour après jour dans une communauté internationale, où les histoires personnelles, les langues et les cultures très différentes se côtoient, a toujours représenté pour moi, non seulement une aventure comportant un grand défi, mais aussi l’occasion d’expérimenter ce à quoi Dieu nous prépare dès notre naissance, et qui sera vécue en plénitude à la fin des temps, une authentique fraternité unie par et dans l’amour du Seigneur.   Depuis mon arrivée en Slovénie j’ai compris que cette vie de communion dans la diversité était la mission première et fondamentale que je devais réaliser. Mais, comme aucune vraie communauté n’est fermée sur elle-même, l’environnement dans lequel nous vivons m’a montré progressivement la raison et le but de ma présence, dans un pays ou la misère n’existe pas, et où l’on trouve un bien-être économique presque généralisé.   J’ai toujours été motivée par le désir de connaître les gens et les situations qu’ils vivent, pour ne faire qu’un avec eux. Dés le début et malgré le fait que le Slovène soit une langue aussi difficile que belle, j’ai fait mon possible pour parler avec les uns et les autres afin de les comprendre mieux. Cela m’a permis de constater que nous nous aidons mutuellement à grandir dans la foi et dans l’amour. En Slovénie, je suis témoin de grands contrastes. D’un côté, je profite avec eux de la vie simple et de l’esprit travailleur, de leur amour pour la musique, de leur langue, de leurs coutumes. J’admire leur manière de respecter, de prendre soin et d’être unis à la nature. En tant que femme d’Eglise je participe avec joie à la collaboration qui existe entre les différentes congrégations religieuses pour rendre l’Evangile vivant au milieu des gens. D’un autre côté je souffre avec eux des blessures toujours ouvertes d’un passé sanguinaire qui s’acharne encore sur ceux qui ne partagent pas les idées du gouvernement et qui réclament une réconciliation nécessaire. Je souffre du nombre élevé de suicides, le plus haut du monde par rapport au nombre d’habitants.                                

Les deux communautés de Franciscaines Missionnaires de Marie en Slovénie, conscientes de la soif d’amour et de foi qui habite le cœur des gens, ainsi que de la souffrance de ceux qui se sentent exclus de la société, ont opté pour être près d’eux et travailler en collaboration avec d’autres groupes. Nous essayons d’être là où l’Eglise est moins présente. Nous sommes engagées dans la pastorale de la pénitence, dans le mouvement œcuménique, dans la pastorale de la communication, des handicapés et des sans-abri. Nous portons une attention spéciale aux jeunes toujours à la recherche de quelque chose ou de quelqu’un qui donne un sens à leur vie.                                 

En Slovénie cohabitent des chrétiens orthodoxes, protestants et catholiques, et des musulmans. Il existe aussi quelques sectes avec de petits groupes d’adeptes. Lorsque je suis arrivée en Slovénie en 1997, je me suis réjouie de voir une communauté chrétienne vivante qui comptait 85% de croyants. Actuellement seulement 55% de la population se déclarent chrétiens. Cela m’a fait réfléchir et je suis de plus en plus convaincue que la foi authentique se situe au-delà de la pratique religieuse.   La foi en Jésus-Christ et l’appartenance à une communauté de foi, l’Eglise, sont possibles s’il y a une rencontre personnelle avec Lui, qui conduit à accueillir et à choisir une manière de vivre, quelles que soient les circonstances, dans la pauvreté ou l’abondance, la souffrance ou le bien-être. La façon dont nous vivons dans ce monde qui change, surtout au niveau économique, dans une confiance totale, l’humilité, le service, l’oubli de soi et la joie en présence de Dieu, est véritablement un don que seul l’Esprit peut nous donner si nous lui demandons avec insistance.  

Teresa Cachot, fmm 

Source: FFM

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