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A mi-chemin du Synode pour la famille, au lendemain de la canonisation des époux Martin

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20/10/2015

ciric 306845TÉMOIGNAGE - Voilà déjà plusieurs jours que les pères synodaux et les autres participants réunis autour du Saint-Père échangent sur l’important thème de la famille. Qu’en est-il de l’atmosphère actuelle à Rome, au sein de l’assemblée synodale, dans les Eglises particulières comme celles d’Afrique, au lendemain de la canonisation de Louis et Zélie Martin ? Par le p. Patrick Issomo Mama, lazariste camerounais et étudiant à Rome en 2ème cycle à la Grégorienne.

On peut dire d’entrée de jeu que le synode est suivi avec une attention particulière par l’Eglise tout entière et dans toutes ses composantes. Il y a donc un réel intérêt pour les gens (parfois non catholiques) de savoir dans quelle direction s’orientent les réflexions des participants au synode sur la question de la famille, surtout sa vocation dans l’Eglise et dans le monde. On dirait que le monde entier est assoiffé de découvrir ou redécouvrir la valeur et le sens de cette cellule vitale dont l’origine divine n’est plus à démontrer. Et c’est justement à ce niveau que se trouve l’enjeu de cette prophétique assemblée : l’origine divine de la cellule familiale. Comment continuer à regarder la famille, à la penser et la vivre dans le plan de Dieu en qui elle tire sa source et son fondement ?

Cet intérêt que le monde entier porte au synode, se traduit par le fait que la moindre publication, de source officielle et vraie ou non, faite sur le synode est tout de suite relayée sur les réseaux sociaux, et aussitôt commentée et analysée dans tous les sens. Il faut donc, comme je le disais déjà au début du synode, faire attention à ne pas tomber dans le piège du « synode des médias », mais plutôt s’intéresser au synode des Pères. Car c’est ce synode des Pères qui est en recherche d’une façon toujours évangélique et chrétienne de dire la famille au milieu des faiblesses et mutations morales de tout genre dans notre monde actuelle, sans rejeter ni condamner, mais en ouvrant et montrant un chemin de conversion et de salut pour tous. Option qui n’est pas toujours facile à faire comprendre à certains chrétiens.

La famille comme chemin de sainteté

Certains personnes du côté de mon pays, par exemple, expriment leurs inquiétudes : « Vous avez donc l’intention là-bas à Rome d’encourager la polygamie, si tout le monde doit recevoir la communion maintenant ! », et bien d’autres propos de la même tendance. Mais que non, dirais-je en guise de réponse ! Du côté de Rome, l’intensité des échanges qu’on peut percevoir d’une façon ou d’une autre n’ébranle en rien la sérénité relevée au début du synode ; mais à mon humble avis, traduit plutôt le souci qu’a notre Mère Eglise de soutenir la marche de tous ses enfants vers la sainteté. Car c’est à ce bonheur éternel que nous sommes tous appelés et conduits dans l’Eglise famille de Dieu. Et l’évènement fort de la canonisation des époux Martin, parents de sainte Thérèse de Lisieux, en plein synode, voudrait être l’expression éloquente du but de cette démarche ecclésiale : concevoir toujours la vie de famille comme chemin de sainteté.

La canonisation de Louis et Zélie Martin comme un soutien

Ainsi donc, comment prendre en compte, dans les différents échanges et réflexions sur la famille, des éléments qui peuvent à coup sûr conduire à la sainteté en laissant transparaître la miséricorde ? La vie des époux Martin au sein de leur famille, nous est présentée en exemple, et nous pouvons désormais compter sur leur intercession. Je pense d’ailleurs que plusieurs familles ont besoin de se sentir soutenues par ces frères du ciel pour relever le défi du quotidien, parfois en rectifiant leurs erreurs. Je prendrai le cas de la polygamie en Afrique par exemple, où selon certaines exigences culturelles ou même l’ignorance, une personne peut se retrouver polygame. Et une fois devenue mâture dans la foi et se rendant compte de l’absurdité de son orientation matrimoniale et familiale, la personne désire retrouver le chemin de la communion eucharistique. Comment accompagner et accueillir ces personnes au banquet des Noces de l’Agneau sans donner l’impression d’une dilution ou une édulcoration de la sainte doctrine catholique sur les sacrements ? Voilà une problématique pastorale que les réflexions en cours pourraient aider à résoudre dans ces Eglises particulières.

Rester dans la prière

Alors, plutôt que de se laisser entraîner par les voix parfois excessives des médias très souvent mal informés, il serait plus intéressant de rester dans une attitude pieuse de prière, demandant la grâce du discernement pour les pères synodaux, afin que leurs réflexions aident le Saint-Père à toujours orienter l’application de la doctrine de l’Eglise dans le sens du salut de tous, en nous souvenant que le ministère de l’Eglise est celui de la miséricorde comme le pape François aime à le souligner.

Source: blog.jeunes-cathos.fr, 19/10/2015

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